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Les Bahamas, sont à 7200 km de Paris. Après 13 heures d'avion et une escale à Miami, où l'on commence à se plonger dans l'ambiance américaine (un mélange de décontraction des touristes en transit et de vétilleuse rigueur des personnels aéroportuaires) on découvre le paradis, comme son nom le promet...
Face à l'Océan Atlantique, sur 6 km et demi de long et 400 m de large, l'éblouissante Paradise Island, est reliée à Nassau par deux ponts. Grâce au Gulf Stream et aux alizés du sud-est, les Bahamas jouissent d'un climat très agréable toute l'année. La meilleure période s'étale cependant de décembre à mai : nous avons donc choisi de nous y rendre en février.
Avant la découverte, du VIIe au XVIe siècle, de nombreuses ethnies indigènes (Amérindiens, Lucayens, Taïnos et Arawaks) peuplaient l'archipel et vivaient de la chasse et de la cueillette. Mais, le 12 octobre 1492, Christophe Colomb a découvert les Bahamas en débarquant à Guanahani (actuellement San Salvador).
En 1718, le Capitaine Woodes Rogers, d'abord envoyé pour chasser les nombreux pirates et brigands (dont le célèbre Barbe Noire), est devenu le Premier gouverneur royal de l'Empire britannique et a ouvert l'accès des Iles aux Européens.
Depuis l'indépendance, en 1973, l'île est un havre touristique de mer et de soleil... .
Nous visitons le complexe Atlantis, du nom du continent englouti, à l'architecture délirante, rose sur la mer bleue, qui est une véritable ville, sur près de 7 hectares : 1200 chambres et suites, casino, boutiques, golf, bars et restaurants ... à la démesure américaine !
Quant au dôme du bâtiment principal, il est recouvert de feuilles dorées qui s’harmonisent parfaitement avec les marbres polychromes des sols et les gigantesques mosaïques murales célébrant le mythe de l’Atlantide…
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L'hôtel Atlantis, rose bonbon, à la démesure américaine... | |
L'entrée du casino est délirante comme en témoignent ces deux fauteuils de style égypto-américano-mégalo qui ne sont là que pour affirmer le goût douteux de ces touristes français qui y sont assis...
Nous faisons un tour dans les salles de jeu : le casino contient 980 machines à sous et 78 tables de jeux où se pressent les joueurs 24 heures sur 24… Après avoir perdu les 20$ règlementaires, nous regardons les cartes de crédit "platine" posées négligemment sur les tables de baccarat… Un autre monde !
L'hôtel et son parc abritent un des plus grands aquariums à ciel ouvert du monde. Le parc aquatique, dans son ensemble, se targue de 44 millions de litres d'eau dans lesquels vivent et s’ébattent des centaines d'espèces tropicales : poissons trompettes, gorgones, requins, mérous géants, que l’on peut admirer de partout. Du parc, mais aussi du restaurant, des salons...
Un des bassins fait 30 000 litres à lui tout seul, quant au tunnel à requins, entièrement en verre (il n'en existe que 2 ou 3 dans le monde), il nous permet de voir les squales dans leur milieu sans risque et sans crainte.
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Dans le tunnel à requins, c'est l'homme qui est "en conserve" ! | |
Le "Monde du silence" que nous avait révélé le Commandant Cousteau nous faisait découvrir le monde sous-marin vu par d'aventureux plongeurs. Ici, à pied sec, sans danger ni risque, on met le touriste en conserve : ce sont les poissons qui tournent autour de lui.
L'île est aussi le point de départ pour une activité passionnante "The Dolphin Encounter". A Blue Lagoon Island, en effet, une expérience unique nous attend : la nage avec les dauphins.
Véritables clowns, ils caquètent, sautent, nous font des bisous, exécutent des cabrioles incroyables autour de nous et nous promènent dans leur domaine.
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Nous nageons avec les dauphins, puissants et facétieux mammifères. | |
On nage avec les femelles, plus douces. Leurs "prestations" durent à peu près 20 à 30 mn, puis elles retournent à leur tranquillité. Ce n’est qu’à ce rythme qu’elles s’amusent de ces rencontres et qu’elles se livrent à toutes ces facéties !
Leur peau est douce, mais leur puissance étonnante ! Lorsque vous êtes poussés sous les pieds par deux dauphins, vous décollez vraiment et volez sur les flots... c’est le "foot-push", impressionnant mais exaltant.
Les deux dauphins positionnent le bout de leur nez (ou rostre) sous la plante des pieds du nageur allongé dans l’eau sur le ventre, et dans une accélération foudroyante, le soulèvent complètement hors de l’eau. Pour Marie-France, poids-plume, une seule femelle a suffi, mais l’impression est tout aussi vive !

