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Carnet de voyages du brésil,La gastronomie brésilienne

La gastronomie brésilienne

La cuisine brésilienne est riche et variée suivant les régions et omniprésente : on ne mange pas qu’au restaurant ou chez soi. Partout dans la rue, on peut trouver des étals de plein air où d’abondantes matrones offrent de petits en-cas, les « salgados » : boulettes frites, petits pâtés, beignets au poulet, au poisson, au fromage, aux légumes...

Comme d’ailleurs dans les bars ou les boulangeries, si on a un petit creux !

Naissance d'une tradition gastronomique

Les premiers colons ayant épousé des femmes indigènes ou des esclaves noires, la cuisine brésilienne est le résultat du mariage de ces différentes traditions culinaires.

La nourriture de base est le riz et les haricots, à quoi on ajoute la farine de manioc, pour emplir les estomacs. Cette farine est traitée en "farofa", lorsqu’elle est revenue dans l’huile de palme, ou en "aipim", en purée.

A cela on ajoute les légumes, viandes ou poissons disponibles suivant la région…

La feijoada

Et on obtient par exemple la "feijoada". C’est un délicieux ragoût à base d’abats de porc (pied, oreille), de saucisse fumée, de haricots noirs, d’ail de ciboule, de piment, le tout longuement revenu.

calebasses au marché de beaux coquillages chez "Marius crustaceos" à Rio
Calebasses au marché
De beaux coquillages chez "Marius crustaceos" à Rio

On sert les viandes à part, les haricots dans un plat creux en terre, on place devant chaque convive, dans une petite assiette individuelle, de la farofa, une orange coupée en morceaux et on l’accompagner d’une sauce Carioca (bien épicée) et de légumes cuits à l'eau.

Ce plat était, au début de la colonisation, un repas de la senzala (habitation des esclaves).

Comme ils n’avaient que les restes du cochon servi aux maîtres, ils l’ont épaissi avec les haricots et le manioc, l’ont fortement pimenté pour en agrémenter le goût… et c’est ainsi que c’est devenu le plat national !

Une marchande de beignets à Bahia "Qui veut mes crèmes glacées ?" à Paraty
Une marchande de beignets à Bahia
Qui veut mes crèmes glacées ?" à Paraty

A Salvador, nous avons aussi aimé la Moqueca de Peixe : il s’agit là d’un plat de poissons ou de coquillages revenus dans le lait de coco et l'huile de palme avec oignons, coriandre, ail et tomates, servi avec du riz et du manioc en pirao, une sorte de purée.

Mais ce n’est qu’une petite partie de toutes les richesses gastronomiques de cet eldorado culinaire.

Churrasco à volonté, au Barra Grill, à Rio : Françoise et Serge apprécient ! pendant qu'on mange, un vigile garde les clés des voitures
Churrasco à volonté, au Barra Grill, à Rio
Pendant qu'on mange, un vigile garde les clés des voitures

Les churrascarias

Quelques restaurants sont très typiques. Les « Rodizios », par exemple, servent à volonté pour un prix fixe. Nous avons testé ainsi, à Rio de Janeiro, les « churrascarias » (grillades-délire) qui suivent ce principe.

Après un buffet d’entrées hyper abondant et varié : salades, poissons fumés, sushis, entrées chaudes, légumes, et un autre de plats mijotés… des garçons zélés virevoltent autour des tables avec d’immenses brochettes de viandes grillées diverses : volaille, saucisses, porc, et surtout l’incomparable bœuf brésilien tendre et goûteux.

D’un coup décidé de couteau, ils en font glisser quelques tranches dans votre assiette… Il faut vraiment insister pour que cesse leur ballet… J’en salive encore rien que d’y penser !

Pour finir, un buffet de douceurs, fruits frais ou confits, et le cafezinho national, souvent compris dans l’addition.

huile, vinaigre et piment d'assaisonnement Notre chef à bord, pendant la croisière à Paraty
Huile, vinaigre et piment d'assaisonnement
Notre chef à bord, pendant la croisière à Paraty

C'est à boire qu'il nous faut !

Manger donne soif, et dans la journée, il fait chaud, au Brésil. On y boit donc beaucoup, d’autant plus que les tentations sont multiples… Des boissons sans alcool aux plus fortes, on n’a que l’embarras du choix.

A part le café, qui est évidemment une institution nationale, le « maté » est l’autre boisson, servie chaude ou froide, du pays. C’est une infusion d’une herbe d’origine indienne, bue dans toute l’Amérique du Sud. Les feuilles, riches en caféine et en vitamines, exercent une action rapide sur la fatigue et ont un  effet stimulant, physiquement et intellectuellement. L'infusion, amère et désaltérante, est aussi digestive et apaisante.

Les « sucos » sont de délicieux jus de fruits fraîchement pressés ou mixés. Tous les fruits de cet abondant pays peuvent nous désaltérer, utilisés seuls ou en cocktails. Lorsqu’ils sont battus avec de la cachaça et du sucre, ils se nomment « batidas » et se boivent bien glacés…

Ce qui nous amène aux choses sérieuses : les multiples usages de la cachaça, cette autre boisson nationale ! C’est un alcool de canne, rhum agricole, assez raide, qu’il vaut mieux éviter de boire pur.

La caïpirinha nationale

La Caïpirinha, par exemple, se déguste à toute heure (raisonnable, cela va sans dire !), en apéritif, au cours du repas, en digestif.

On voit, devant soi, un sympathique brésilien jeter des quartiers de citron vert au fond d'un verre, les saupoudrer de sucre, bien piler l’ensemble. Il ajoute des glaçons ou de la glace pilée (c’est plus joli). Il emplit le verre de cachaça, et remue bien le tout.

Le mieux, pour ça, c’est de le mélanger au shaker.

La caïpirinha, à Foz de Iguaçu, double ou triple ? A votre santé !!!
La caïpirinha, à Foz de Iguaçu, double ou triple ?
A votre santé !!!

S’il n’en a pas, il peut se risquer à en improviser un avec deux verres mis tête-bêche, comme nous l’avons vu faire à Foz de Iguaçu, mais attention aux débordements !

Au passage, nous vous recommandons, dans cette ville, la supérette « Gugel », 1016 avenue Paranà, où la triple caïpirinha était à 5 Rls (à peu près 1,5 €).

Comparée avec celle du « Margarida Café » de Paraty à 9,5 Rls ou celle de « Marius Coquillages » (Copacabana) à 18 Rls, il n’y a que celle des petits bars de la plage de Copacabana qui puissent tenir la comparaison, avec leurs grands doubles à 3 Rls.

 

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