Vous êtes ici : Accueil > Brésil > Les habitants de Paraty

Carnet de voyages du brésil, Les habitants de Paraty et les Indiens Guaianis

Carnet de voyage : Les habitants de Paraty et les Indiens Guaianis

Le Brésil est une société multiraciale, nous l'avons constaté tout au long de notre route.

Indiens, Africains et Asiatiques

En effet, lorsque les Portugais sont arrivés au Brésil, ils ont trouvé les Indiens qui habitaient déjà le pays.

Puis, avec les Européens qui ont suivi, ils ont fait venir des Noirs des colonies d'Afrique, comme esclaves, dans les mines et les plantations.

Beaucoup plus tard, des Asiatiques ont suivi avec une émigration japonaise, chinoise, vietnamienne.

La grand place de Paraty et ses habitantsune charrette traditionnelle
La grand place de Paraty
Une charrette traditionnelle

Dès le début, contrairement aux Anglais, les Portugais n’ont pas réprimé les relations interraciales et le manque de femmes a longtemps favorisé les unions entre groupes ethniques.

La longue histoire du métissage

Néanmoins, les différences raciales sont quand même une composante de la vie sociale, économique et politique.

Il existe, d’ailleurs, plus de 40 adjectifs, en brésilien, pour évoquer les différentes nuances de couleurs des épidermes…

Un papa et sa fille sur la place de Paratyun papa fier de sa fille sur la place de Paraty
Un papa fier de sa fille

Dans l'ensemble du pays, on a rencontré toute la gamme de métissage, du "caboclo" (métis de Blanc et d’Indien) au "cafuzo" ou "caboré" (métis de Noir et d’Indien) ou au "mulato" (métis de Noir et de Blanc)…

Mais ce n’est qu’à Paraty que nous avons vu de véritables Indiens du Brésil.

Les Guaianis, habitants originels

Quand les Portugais se sont installés à Paraty, au début du XVI° siècle, la ville était habitée par les Indiens Gaianis qui font partie de la grande famille des Tupi-Guaranis, groupe issu de vagues migratoires successives en provenance du Bassin de l'Amazone.

Ils maîtrisaient l'agriculture basée sur le manioc amer et le maïs et ont contribué à diffuser d’autres plantes d'origine centre-américaine, comme le tabac, le haricot, la courge…

Ils ont subi, les premiers, le choc de la colonisation portugaise.

danse traditionnelle guaianile chef présente son groupe
Danse traditionnelle guaiani
le chef Guaiani présente son groupe

Quelques chiffres terribles : dans tout le Brésil, les Indiens étaient environ 5 millions à l'arrivée des Européens, 4 millions un siècle plus tard et 2,2 millions en 1700.

Une histoire dramatique

1 800 000 Indiens ont pu disparaître au cours du 17° siècle. En 1800, ils ne sont plus qu'1,5 millions et, en 1950, on n’en recense que 100 000.

Néanmoins, grâce au développement des résistances aux maladies et une meilleure protection par l'administration brésilienne, on assiste à un véritable renouveau démographique.

En 1996, de manière inattendue, on dénombre plus de 300 000 Indiens au Brésil. Il reste aujourd'hui environ 200 tribus et la contribution des Amérindiens à la culture et à la société brésilienne est importante : l’indianité se retrouve dans la littérature, l'héritage génétique et linguistique.

Lors des commémorations du « cinquième centenaire » du Brésil, ce peuple est venu rappeler qu'il souhaite occuper sa place dans un Brésil moderne, vaste et contrasté, à la construction duquel il a contribué.

Premiers habitants du Brésil, ils ont été longtemps dépouillés de leurs terres.

des airs lancinantsles jeunes Guaianis et leurs instruments
Les airs lancinants de la musique des guaianis

Ceux que nous avons vus ici vivent dans une réserve, dans le massif de la Serra da Bocaina. Ils sont « descendus » en ville à l’occasion d’un festival de folklore et de cinéma.

Ils sont venus montrer leur culture : vêtements, danses, musique et chants, objets usuels, et ont monté divers stands où ils vendent leur production artisanale.

Après la danse à laquelle nous avons assisté, le chef nous a tenu un discours très émouvant, dans lequel nous avons compris qu’il nous présentait les membres de son groupe, les instruments dont ils jouaient et qu’il nous remerciait de l’intérêt que nous portions à son peuple et à ses coutumes.

Le "Statut de l'Indien", 1973

En 1973, un "statut de l'Indien" a été promulgué pour assurer la possession de leurs territoires.

Quinze ans après, la nouvelle constitution de juin 1988 reconnaît leur droit sur les terres qu'ils occupent traditionnellement et leur réserve l'usufruit exclusif des richesses de leur sous sol…

Une belle revanche de l’Histoire !

Haut de la page

  • Balades
  • Carnets lointains
  • Le Brésil
  •  Drapeau du Brésil
  • Salvador de Bahia
  • Arrivée à Salvador
  • Le Pelourhino
  • La cathédrale
  • Les rues historiques
  • Le Mercado Modelo
  • Autour de Barra
  • Autour de Bonfim
  • Itaparica
  • L'hôtel
  • les plages
  • Chutes d'Iguaçu
  • Côté brésilien
  • Côté Argentin
  • Le parc national
  • Le barrage d'Itaipu
  • Rio de Janeiro
  • Le pain de sucre
  • Rio vue du ciel
  • Le Corcovado
  • Le jardin botanique
  • La serre exotique
  • Le marché hippie
  • Les plages de Rio
  • Stade de Maracana
  • La ville de Paraty
  • ville coloniale
  • Le port de Paraty
  • Les habitants
  • Une croisière
  • Portes de Paraty
  • Cultures-traditions
  • La Gastronomie
  • Orixas-Candomble
  • Spectacle de danse
  • Les favelas
  • Le Carnaval
  • Plus de carnaval
  • Retour vers Paris
  • Ecoutez les Guaranis
  • Quelques ratios
  • Michel et Marie-France
  • Voyages lointains
  • Nos escapades
  • Nos lectures
  • Plan du site
  • Nous écrire

Validateur CSS Validateur XHTML