Le jardin botanique de Rio




 

 

pavillon d'entrée du Jardin et quelques tags, dans la rue...

 Le Jardin Botanique a été créé sur l'ordre du Prince régent Dom João en 1808, qui a eu l’idée de réunir ici des plantes de tous les coins de la planète.

Il y a rassemblé tellement de variétés d’arbres et de végétaux qu’aucune de nos sources ne donne les mêmes chiffres.

 

Sur 141 ha, (la-dessus, tout le monde est d’accord), on trouve, dit-on, en moyenne, 235 000 végétaux répartis sur au moins 5 à 8 000 espèces d’arbres et de plantes, dans l’ensemble tropicales…

Lorsque nous y sommes allés, le jardin était très calme, alors que parfois, le week-end, il se remplit de visiteurs et de musique.

 

Ce qui est intéressant, c’est la façon dont les édifices se marient harmonieusement avec le végétal. Nous sommes entrés par une majestueuse allée de 740 m de long bordée de 235 palmiers impériaux de plus de 30 m de haut, qui ont été plantés dès la création du parc.

Au centre trône une fontaine en fonte, conçue en  1895 par Barboza Rodriguez, ornée de quatre statues, les muses de la poésie, de la musique, de la science et de l’art.

Au bout de cette allée, on a remonté le Portail de l’Académie Royale des Beaux-Arts après sa démolition en 1908.

L’antique Fabrique Royale de Poudre, construite aussi en 1808, restaurée, doit servir de musée archéologique.

Le « Solar » de l’Impératrice, (une sorte de paliais d'été) érigé sous l’empereur Dom Pedro I pour sa seconde épouse, Dona Amélia de Leuchtemberg, rénové, va abriter une école nationale de botanique tropicale…

le lac Frei Leandro et ses nénuphars

 

 

le "Solar de la Imperatiz"

Bambous d'Asie et fleurs du gouroupita

une fleur parmi les fleurs

 

le jour de ses 15 ans : une jeune reine

allée couverte

 

 


 

 

l'allée de palmiers royaux

Quelques détours nous permettent d’admirer de curieux arbres. Le Couroupita de Guyane a des fruits gros comme des noix de coco ou des ballons de foot (c'est aussi "l'arbre aux boulets de canon"), des fleurs charnues rouge saumoné à l'intérieur, jaune sur la face externe, avec un centre étrange : un grand disque jaune.
Nous avons vu en Casamance le fromager ou "arbre à kapok", en Malaisie le jacquier asiatique, souvent les hévéas....

Puis nous arrivons dans le secteur « Amazonas ». On peut y voir la plus grande collection de plantes d'Amazonie au monde.

 

Nous admirons le coeur sanglant d'un "Pau Brasil", cet arbre au bois rouge sang, couleur de braise, qui a donné son nom au pays. C’est le Pernambouc, (Caesalpinia echinata) qui était exporté vers les pays européens où il était utilisé pour ses propriétés tinctoriales et sa dureté.

 

Sur le lac Frei Leandro (directeur du Jardin de 1824 à 1829) entouré de bambous délirants, flottent des nénuphars vivement colorés.

Des carpes centenaires sautent parfois hors de l’eau, à côté desquelles glissent de gros poissons fuselés, à l'allure inquiétante, qui ajoutent une touche animale à cet ensemble végétal et minéral.

 

Sur notre route, nous croisons 2 ou 3 fois de ravissantes jeunes filles en robe du soir, (il est trois heures de l'après-midi) accompagnées de leur mère et d’un photographe : le jour de leurs 15 ans, comme à Cuba, elles sont fêtées comme des reines. Grande robe, restaurant, soirée de gala… et elles en profitent, les coquines !

 

Dans les frondaisons, un cri nous appelle : un toucan hardi se pavane de branche en branche et se laisse photographier avec grâce…

 

Nous passons d’émerveillement en émerveillement : sterculiacées (l’arbre à « chichà » péruvien),  palmiers aux noms improbables et aux fruits curieux, allées couvertes, fleurs à foison, cascades  cachées sous les senteurs et les couleurs…

Et le jardin japonais, et la serre aux orchidées, et le jardin aux arbres fruitiers…

C’est saoulés de toute cette beauté que nous ressortons de ce jardin par la même allée de palmiers royaux qui nous a accueillis, beaucoup plus savants et, espérons-nous, un peu plus sages !

de gigantesques bambous

 

 

le gouroupita de Guyane

un jacquier d'Asie du Sud-Est

une belle fontaine à tête de Méduse

 

 

 

fromager Guyane) et palmier "urucuri" (Amérique du sud)

le coeur du Pau Brasil, le pernambouc.