Le stade de Maracanã




 

 

Lorsque nous avons fait le tour panoramique de la ville, notre groupe s’est divisé en trois sous-groupes, lorsque nous sommes passés devant le stade Mario Filho, plus connu sous le nom de Maracanã : ceux qui l’ont regardé avec curiosité, ceux qui pensaient à autre chose et qui s'en tapaient complètement, et ceux qui trouvaient injuste d’avoir parcouru tant de milliers de km et de passer devant sans s’y arrêter.

C’est pourquoi notre guide, dans sa grande sagesse,  y a joyeusement décidé un arrêt : chaque partie suivrait son envie : en payant, les « supporters » pourraient visiter les installations du stade, les autres pourraient gratuitement accéder à la boutique de souvenirs du grand hall, au bar, ou rêvasser en attendant la suite…

Il est intéressant de connaître l'origine du surnom du stade : le "Maracanã" est le nom d'une sorte de perroquet agité et très criard, comme le sont les spectateurs lors d'un match !

 


 

le stade vu du ciel

Le stade Mario Filho, avec son enceinte gigantesque, son énorme capacité et son architecture majestueuse, est sans aucun doute le temple du football brésilien. Il est immense et peut contenir jusqu'à 120.000 personnes. Des évènements, comme la finale de la Coupe du monde en 1950 ou le dernier match de Pelé, y ont même rassemblé jusqu'à 200 000 supporters en folie.

 

C’est avec la Coupe du monde 1950 que commence l'histoire du stade. Le Brésil organise la compétition et décide la construction d'un stade gigantesque, imaginé par les architectes Raphaël Galvão et Pedro Paulo Bernardes Bastos.

 

Mais le gazon du Maracanã semble maudit, au départ. Le 16 juillet, le Brésil, superfavori de la seule Coupe du monde organisée sur son sol, perd, à dix minutes de la fin, dans la finale, alors que le score est de 1 partout, l'Uruguay marque et l'emporte 2 buts à 1.

A la suite de cette défaite, certains Cariocas n'ont jamais remis les pieds au Maracanã ! A l'exception de 1958, c'est la seule Coupe du Monde au cours de laquelle la nation organisatrice atteint la finale, mais échoue dans la conquête du titre.

 

Certains pensent que le Brésil n’a jamais vraiment réussi à oublier cette défaite. Pourtant, le 16 juillet 1989, sur le même terrain, un but inscrit par Romario a suffi aux Brésiliens pour terrasser l’Uruguay en finale de la Coupe América et laver l’ancien affront.

 

De nos jours, de nombreux clubs de Rio utilisent ce stade pour disputer des rencontres importantes, comme  le "Fla-Flu", rencontre qui oppose Flamengo à Fluminense, une rencontre considérée dans toute l’Amérique du Sud comme un des plus grands événements sportifs de la saison. C'est une expérience inoubliable, délirante, et on s'y rend compte que le football est vraiment la deuxième religion du Brésil.

d'autres vues aériennes

 

 

l'arrivée vers le stade

les petits petons du roi Pelé

A Pierre inconditionnel de l'Olympique Lyonnais

 

massages, baignoires, solariums...

la pelouse et les gradins

 

 


 

 

un footballeur pose pour les supporters

A l’entrée du stade, un trottoir de style hollywoodien accueille les empreintes des pieds des idoles footballistiques et ouvre sur un grand hall - musée du Sport qui expose photos, posters, coupes et tenues des meilleurs joueurs brésiliens. On peut s’en procurer des copies et de nombreux autres souvenirs au magasin qui le jouxte.

 

C’est là que les touristes, essentiellement latino-américains, se pressent avant de visiter les gradins et la pelouse. La défaite de 1950 est pudiquement passée sous silence - tout comme celle de 1998, contre la France.

L'histoire officielle ne commence qu'avec la victoire contre la Suède, 5 buts à 2, en 1958, en présence de Pelé...

 


 

Ensuite, on peut visiter l’enceinte du stade ainsi que les vestiaires qui, à la surprise des visiteurs, comprennent des baignoires, des tables de massage, et un mini terrain de gazon synthétique avec des buts...

C'est donc comblés par cette visite que nos camarades footeux nous ont rejoints, nous qui les attendions tranquillement dans ou devant les boutiques du rez-de-chaussée.