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Une partie du centre ville de Salvador se trouve dans la ville basse, dans une étroite bande de terre 75 mètres plus bas que le plateau où se situe la ville haute. C’est le quartier du Comércio, où se trouvent les installations portuaires, la Bourse du Commerce, les marchés couverts…
Pour passer d’une partie de la ville à l’autre, de la « Cidade Alta » à la « Cidade Baixa », nous passons par une tour édifiée au siècle dernier avec ascenseur intégré, un immense ascenseur de 85 m : l'elevador Lacerda, construit par les Danois en 1868.
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L'elevator Lacerda | La terrasse de l'elevator |
Initialement à vapeur, l'elevador est aujourd'hui électrique. Plus de 50 000 voyageurs l'empruntent chaque jour pour se déplacer en ville. Avant de descendre, nous admirons la vue sur la baie, qui est panoramique et impressionnante…
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Le marché de plein air et ses tentations | |
A ses pieds, juste en face, nous attend le Mercado Modelo, installé près du port dans l'ancienne Maison des Douanes. Il est bordé de restaurants et de bars, fréquentés autant par les Bahianais que par les touristes.
Et, parfois, aussi, par les petits voleurs à la tire, surveillés de près par la police touristique, présente et joviale.
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Couleurs, saveurs, surprises... | |
Ce marché, qui est présenté comme culturel et abritant un centre d'artisanat et d'art populaires. abritant un centre d'artisanat et d'art populaires, renferme en fait, sur deux étages, une galerie de boutiques très, très touristiques…
Les maisons d'artisanat foisonnent, le marchandage est de rigueur dans ce lieu étonnant, tout s'achète et tout se vend. Instruments de musique, objets décoratifs, broderies,vêtements et souvenirs..
Evidemment, l'affluence est à son comble, et les échanges se font dans toutes les langues et tous les sabirs…
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Affichettes humoristiques | Les allées du marché |
Sur la place qui y mène, d’autres étalages, encore. Nous y trouvons des hamacs moins chers que dans le marché, des hawaïanas perlées, d’étonnants instruments de musique…
Quelques capoeiristes font des démonstrations rapides, et des diseuses de bonne aventure nous prédisent amour, gloire et beauté pour l’éternité…
Avant de partir, nous avons un regard de regret pour l'ancien siège du Commerce, bâti en 1817 sur les bases de l'ancien fort de Sao Fernando, de style néoclassique anglais, symbole de l'importance de la ville après l'indépendance du Brésil…
Enfin, c’est ce que disent les guides, parce que, pour l’heure, il se cache derrière une bâche peinte : il est en cours de rénovation, dommage !
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Chalands et marchands | L'ancien siège du Commerce |
Mais il n’y a pas que de petits souvenirs, à rapporter du Brésil : c’est en effet une terre de pierres fines et précieuses …
Dans le sud-est du pays, en plus de l’or, découvert en 1700 par un mulâtre, Duarte Lopes, membre d’une expédition de prospection qui explorait le Minas Gerais, à l’origine d’une ruée d’aventuriers, il existe de nombreux autre filons…
La ville de Diamantina était, comme son nom l’indique, un haut lieu d’exploitation diamantifère.
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Pierres fines et précieuses | Le choix par tailles et couleurs |
Mais dans les mines de la région, on extrait aussi des tourmalines vertes, roses ou rouges, de vertes émeraudes, des topazes allant du jaune au pourpre, de claires aigues-marines, des améthystes violettes et mauves, des fluorites multi-bandes (aux tons jaune, vert, ocre et lie de vin…), entre autres pierres qui brillent de tous leurs feux et font le bonheur des amoureux des bijoux.
Le sud-est du Brésil est l'un des plus grands espaces mondiaux de production de cristaux géants et de ses variantes colorées : C’est à Rio Grande do Sul que l’on a trouvé, en 1900, la plus grande géode d’améthyste. Elle mesurait 10 mètres de hauteur sur 5 de largeur et 3 de profondeur, et pesait 70 quintaux !
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Des tourmalines aux émeraudes, un rêve de splendeur ! | |
Les villages adossés aux montagnes ou blottis dans les vallées de ce pays truffé de minerais accueillent chercheurs, vendeurs et courtiers en gemmes. A Teófilo Otoni, par exemple, la commercialisation bat son plein. Les magasins spécialisés en regorgent, on en achète même dans les rues.
Quantité et qualité obligent, le Brésil et le Minas Gerais sont producteurs d'environ 30% des gemmes commercialisées dans le monde.
Tout ceci, nous l’apprenons en visitant un atelier de taille et de sertissage de gemmes : la transformation en bijoux est fascinante, et la visite du magasin attenant est l’antre de tous les désirs…
Quelques dames se laissent tenter et repartent munies de leur précieux trophée qu’elles exhiberont ensuite avec fierté !




