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A Salvador de Bahia, en longeant le lac et la digue Toraro, nous amirons de superbes jets d'eau qui rafraîchissent de grandes statues : les dieux Orixas du Candomble.
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Le lac Toraro et ses Orixas | les dieux du lac |
Le Candomble est la religion venue des 3,5 millions de Noirs amenés en esclavage pendant près de 3 siècles. Il est toujours vivace, omniprésent à Bahia et très proche de ses origines. Les survivants au voyage ont débarqué avec leurs croyances, leurs cérémonies et leurs divinités, les Orixas.
Malgré la répression dont ils ont été victimes au début de la colonisation, les Noirs sont parvenus à conserver rites et traditions à travers une sorte de syncrétisme entre les diverses religions africaines originelles. Tout en acceptant les sacrements catholiques, les adeptes croient à la réincarnation de l’individu avec une nouvelle conception de la vie.
Les lieux de culte, les « terreiros », sont partout, et restent sous la direction d'un Pai ou d'une Mae do Santo, "père ou mère", toujours habillé de blanc.
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Le lac Toraro et ses Orixas | |
Selon les croyances des adeptes, chacun de nous compte un Orixa protecteur depuis le moment de sa naissance. On peut, par l'intermédiaire d'un officiant, le consulter à tout moment. La langue du Candomble est toujours le Yoruba, celle que parlait la population de l'ex Dahomey.
Dans le panthéon du Candomble, le dieu suprême est Olorum, créateur du ciel, entouré des dieux de la terre, de l’eau, Iemanja, (mère de tous les dieux), de la lumière, Obatala, et du globe terrestre, Odulua.
Leurs couleurs et attributs sont traditionnels : le blanc : Oxala, le rouge : Xango, le bleu : Ogum, le vert tendre : Logunde, le vert : Oxossi,le jaune : Oxumare avec sa dualité : masculin 6 mois - arc-en-ciel régulant les orages, puis féminin 6 mois - serpent prudent et calme
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La danse du feu | La danse d'Orixa |
Pour éviter le harcèlement de la foi catholique officielle, les esclaves ont souvent trouvé une solution dans la fusion des Orixas avec des saints chrétiens, comme par exemple Oxossi, dieu de la chasse avec St Georges, Ogun, dieu du fer, avec St Antoine ou les jumeaux Iboji avec les saints Côme et Damien.
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La danse d'Orixa | Danse des coupeurs de canne |
La Capoeira provient aussi de l'esclavage. C’est une sorte d’art martial, que les esclaves ont apporté d'Afrique et développé clandestinement sous forme de danse dans les plantations, loin de la vue des maîtres.
Cette danse, accompagnée d'un ou 2 instruments de musique traditionnelle, les berimbaos, était interdite à Salvador jusque dans les années 1920.
Elle devint alors un art à vocation artistique, athlétique, enjoué et harmonieux. Les meilleurs danseurs-lutteurs y font une démonstration de souplesse corporelle étonnante.
Cette lutte, qui s'enseigne maintenant dans des Académies, est devenue depuis un des symboles de Bahia et s'est répandue dans l'ensemble du Brésil.
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Danse des coupeurs de canne | Danse des esclaves libérés |
Le spectacle auquel nous avons assisté mêlait, d'une façon très harmonieuse, des danses représentant les Orixas et leurs légendes, des danses traditionnelles brésiliennes et des démonstrations de Capoeira : athlètes, danseurs, adeptes...
Un spectacle haut en couleurs et étonnant de force, de maîtrise et de sensualité à la fois !
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Danse des esclaves libérés | musicien de capoeira |



