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Le Pain de Sucre |
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A l ‘entrée de la baie de Guanabara se dresse Le Pain de Sucre. Ce rocher de granit de 396 m, abrupt et massif, à la forme si singulière, est depuis toujours le symbole de Rio. Ses pentes vertigineuses défient les grimpeurs : lorsque nous nous en approchons, nous voyons quelques cordées s’y mesurer… | ||
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Les Indiens l'appelaient autrefois Pau-nh-Acuqua, c’est à dire « haute montagne pointue et isolée ». Mais la ressemblance avec les sonorités de « Pão de açúcar » et la forme même du pic, qui ressemble à l’un de ces moules utilisés autrefois pour modeler le sucre, lui ont donné son nom définitif. Nous allons y monter grâce à deux téléphériques successifs. Le premier nous mène au morro (colline) da Urca, à 210 m où l’on voit la machinerie du 1° téléphérique, mis en place en 1912. De grands amandiers cachent de petits singes bruyants et facétieux, friands des gourmandises que pourraient leur donner les touristes.
C’est là que se trouve un des 3 héliports de Rio, Helisul, qui va nous emporter dans les airs pour un survol de 7 à 8 mn de la baie : nous attendions ce moment avec impatience, nous y sommes ! (voir la page dédiée)
Ensuite, ivres de tout ce que nous avons vu, nous rejoignons nos camarades pour prendre le 2° téléphérique, celui qui a été rendu célèbre par James Bond dans Moonraker. Nous mettons ceux qui sont sensibles au vertige au milieu, parce que la traversée est assez intimidante, bien que nous les assurions (mais, est-ce que ça les rassure ?) que ce n’est rien par rapport à l’hélico…
L’air est d’une extrême limpidité, la vue splendide. Nous prenons le temps d’identifier les panoramas de toute beauté que nous avons aperçus en vol. Vers le sud et l'ouest, le littoral : la jolie praia Vermelha et les plages de Copacabana, Ipanema et Leblon, bordées par les morros. Le fort Copacabana se dresse sur la première éminence. Il a été construit par les Portugais après la découverte de la baie, le 1° janvier 1502. Comme ils ont cru trouver l’embouchure d’un fleuve, ils ont baptisé le site « Fleuve de janvier », Rio de Janeiro !
De l’autre côté, nous voyons les quartiers de Botafogo et de Flamengo, dont le parc a été gagné sur la mer, le centre ville puis l’aéroport Santos Dumont où nous sommes arrivés. Nous comprenons mieux ce qui nous a surpris ce soir-là : ses pistes avancent sur la mer et les avions, pour y atterrir, passent entre les morros, plus bas que le Pain de Sucre ! Plus loin nous attend le Corcovado surmonté du Christ Rédempteur, que nous découvrirons demain matin et enfin, à l’horizon, on découvre le pont qui relie Rio à Niterói, de 14,5 km de long. Il enjambe la baie et évite aux voyageurs un détour de 150 km… |
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Il est temps de redescendre : après le tour des plages, un bon déjeuner nous attend, puis nous irons voir de plus près certains des quartiers aperçus : une balade à pied dans le centre ville colonial remettra à dimension humaine ce qui nous a semblé maquettes de poupées vu de si haut ! | |||
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