Paraty : le port




   

A l’angle est de la ville, nous trouvons le port et ses piers (ses quais). C'est un lieu essentiel de Paraty, puisqu’il était utilisé, au XVIII° siècle, pour embarquer vers Rio de Janeiro l’or apporté de Minas Gerais à travers l’ancien Caminho do Ouro (le Chemin de l’Or).

   

La baie de Paraty : un "paradis vert"

 

de fières goélettes : les "saveiros"

Jusqu’à la fin du XIX° siècle, il a servi à l’exportation, vers le Portugal, des épices et du café produits dans la Vallée du Paraíba, entre les États de Rio de Janeiro et São Paulo.
De plus, après l'indépendance du pays, en 1822, la ville n’était accessible que par mer, puisqu’on n’a percé la route côtière que dans les années 60.

 

A l'entrée du port, de lourds canons nous replongent dans l’ambiance guerrière de pirates et de corsaires qui croisaient dans ces eaux… C’est un rappel des 7 forteresses qui entouraient la baie et défendaient la colonie et son importance stratégique.
Le port se niche dans un écrin coloré bordé par une mer paisible et transparente sur laquelle flottent des colliers d'îles et d'îlots. Les embarcations des pêcheurs, gaies et colorées, sont alignées comme à la parade sur le côté nord du pier, tandis que les barques et les bateaux de croisière attendent le touriste côté sud…
Lorsque nous arrivons, ce matin, l’ambiance est magique : le soleil se cache, et des nuages fuligineux roulent au creux des cascades végétales qui dégringole des montagnes.


Quelques aînés, assis sur des fauteuils à l’ombre d’un palmier (mais aujourd’hui, la précaution est superflue) jouent aux dominos ou se reposent, simplement, devant le spectacle du pier.

Les pêcheurs, sur leur embarcation, réparent un filet ou bavardent d’un bord à l’autre en attendant de partir en mer. Ils regardent passer le touriste avec bienveillance et sérénité, échangeant à mi-voix des commentaires sur nos apparences.

 

Les marins des bateaux de promenade, de la petite barque à la grande goélette, nous hèlent pour nous convier à leur bord : ils proposent tous une balade dans la baie, avec baignade, plongée sous-marine, arrêt sur les plages et repas de poissons ou crustacés, mais ils n’insistent pas si nous leur répondons « non merci » d’un grand sourire. A nos équipements, ils voient que avons déjà notre équipage, il y a de la place pour chacun, ici.

 

De retour à Paraty après notre croisière, vus du bateau, la mer, l’église, les collines et le ciel se complètent dans une parfaite harmonie de dégradés de blancs, de gris et de bleu. Le soleil, revenu un moment, joue avec nous.
On voit
bien l'église Santa Rita, face à la baie, flanquée d’un petit bâtiment nettement moins sympathique : l’ancienne geôle, indispensable aux époques guerrières et farouches…

les barques colorées du port

 

 

les canons de la colonie

une petite balade en mer ?

Santa Rita

 

harmonies colorés sur fond de nuages

marins et pêcheurs nous attendent

un vautour de Paraty

 

retour au port après la croisière

 


 

Dans nos différentes allées et venues, il est des habitants de la ville que nous n'avons jamais cessé de croiser, à l'angle du fleuve et du marécage qui longe le port : de noirs vautours qui patientent là, attendant la marée et sa livraison de poissons ou de crabes. Ils ne se décident à bouger que lorsqu'on approche de trop près...

Ils nous changent des joyeux toucans à la gorge colorée, mais finalement, ne s'accordent pas si mal avec les lourds nuages qui roulent par moments sur l'horizon et les canons qui protègent la ville...