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Nous avons gravi une rue montante de la vieille ville, qui rejoint les quartiers du Terreiro
de Jésus, du Pelhourino et d'Anchieta, bâtis sur une colline de 75 m de hauteur pour éviter, à l'origine,les attaques des Indiens.
Les façades rutilantes et les tuiles romaines rappellent la prospérité des habitants nobles et bourgeois de la ville haute.
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La montée vers le Pelourinho | Notre Dame du Rosaire des Noirs |
On voit bien la construction en étages, l'orientation vers le Sud à la mode espagnole et la montée vers cette colline qui protégeait les Portugais qui ont implanté leur capitale, dès 1549, sur cette digue de défense naturelle.
Cela explique que Salvador soit resté le siège du gouvernement colonial pendant presque deux siècles, jusqu’en 1763.
Enrichie grâce à la canne à sucre, la ville s’est alors couverte de splendides sobradôes (maisons coloniales) et d’églises, reflet d’une intense vie intellectuelle et culturelle.
C’est là que nous allons flâner à notre aise, profitant amplement d'un climat idéal, puisque la température moyenne est, tout au long de l’année, de 26°.
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Le Musée da cidade et la fondation Jorge Amado et, lors du Carnaval, les géants | |
Le quartier le plus connu est le Pelourinho, "Lieu du Pilori", supplice auquel étaient condamnés les commerçants qui ne payaient pas leurs taxes).
Ses bâtiments séculaires sont en cours de restauration depuis quelques années et abritent, en rez-de-chaussée, restaurants, cafés et magasins en tous genres…
Le touriste et le Bahianais se croisent tranquillement dans les échoppes qui proposent souvenirs, alimentation, vêtements, bijoux de pacotille ou de grand luxe…
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Vers le Nord et le Pelhourinho | |
L'église à la façade d'un bleu tendre est Notre Dame du Rosaire des Noirs (Nossa Senhora da Rosario dos Pretos).
Elle a, en effet, été bâtie au XVII° par les esclaves pour qu'ils puissent se recueillir tranquillement, eux qui étaient obligés, dans les autres églises, de rester au fond, d'où ils ne pouvaient pas suivre l'office.
Elle a été érigée nuit après nuit, puisque les esclaves servaient leurs maîtres pendant le jour. Des statues de Saints, tous noirs, l'ornent, les unissant aux divinités africaines dans un syncrétisme religieux dont nous reparlerons plus tard.
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Vers le Nord et le Pelhourinho | La fondation Jorge Amado |
En bleu vif, la fondation Jorge Amado est une émouvante maison qui rassemble la totalité de l’œuvre du plus célèbre écrivain du Brésil, des photos et des études sur lui.
A côté, ocre et blanc, le Musée de la ville, "Museo da Cidade", contient 450 ans de culture brésilienne, et des sculptures des dieux du Candomblé, les Orixas. Malheureusement, nous n’avons pas le droit d’y prendre de photographies…
C’est là-devant qu'en février, pendant le carnaval, les clowns cangacinos et les géants du Carnaval s'installent en attendant l'heure de parcourir la ville au son des orchestres endiablés.
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Décors de Carnaval | Des façades gaiement colorées |
Le reste de l’année, la place est dégagée, ce qui permet aux petits métiers de s’exercer.
Un coiffeur à la tête tintinnabulante de perles officie en plein air : après notre ami Daniel, qui s'est essayé le premier, Michel se lance. Il se fera égaliser les cheveux au rasoir, sous l’œil étonné des touristes qui l’immortaliseront.
Tout près de lui, une plantureuse matrone dans son costume blanc dont la tradition remonte au XVIII° s. ajoute une note odorante au spectacle de la ville. C’est une marchande ambulante qui propose à grands cris des pâtés épicés à base de poisson, de fruits et de légumes.
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Décors de Carnaval |
De l'autre côté de la rue, des jeunes gens vendent du pop-corn au caramel : pour attirer le chaland, ils se livrent à une chorégraphie endiablée sur un air de samba, sans faire tomber le précieux seau en équilibre sur leur tête : on a l’impression qu'ils s’amusent autant que leurs spectateurs !
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Des vendeurs de pop-corn et l'exposition de calebasses | |
Il fait bon revenir ici, le soir, prendre un verre dans un café de plein air : nous goûtons notre première caïpirinha, ce cocktail euphorisant qui va nous accompagner tout au long de notre circuit :
Cachaça (rhum blanc agricole), sucre et citron vert, servi sur de la glace pilée… aussi délicieux en apéritif qu’en digestif, mais attention à ses effets, redoutables si on doit, ensuite, regagner son hôtel à pieds !




