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A Foz de Iguaçu, notre guide nous a amenés voir un spectacle de danses et musiques du folklore brésilien, ainsi qu’un « show de Samba », sorte de revue des danses du carnaval. Nous avons l’occasion d’admirer, de cette façon, les costumes, les coiffures et maquillages les plus colorés et les plus exubérants.
Le spectacle suit un ordre chronologique dans l’évolution de la musique et de la danse populaires et illustre bien le mélange des traditions culturelles indienne, africaine et portugaise.
Un premier tableau nous montre une libre adaptation de mythes amérindiens, sur le thème du « bon sauvage » dans son environnement primordial.
Peaux dénudées et plumes émeraude, c’est une reconstitution imagée de la forêt amazonienne. La musique, au milieu des cris d’oiseaux, se fait murmure idyllique de la nature puis enfle au rythme syncopé des danseurs "primitifs".
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Libre adaptation de mythes amérindiens | |
Puis d’autres artistes arrivent, sur des airs de tango, et la musique devient obsédante, avec ce sentiment de saudade (mélancolie, nostalgie) qui lui est propre, dans un décor noir et blanc. Des chanteuses suivent, drapées dans des robes pailletées nous régaler de leur voix rauque ou chaude.
Enfin viennent les tableaux du carnaval : des samba, des bossa-nova, qui intègrent les harmonies du jazz américain se succèdent, aux rythmes du tam-tam angolais.
C’est surtout au carnaval de Rio que défilent les écoles de samba. Chaque école représente un quartier de la ville et choisit sa musique, son thème, ses couleurs, ses costumes et sa mise en scène. La victoire apporte prestige et popularité en récompense des longs mois d’entraînement.
Les troupes, selon leur mérite, sont ensuite invitées en représentation dans tout le pays. Les plus récompensées se voient offrir les grands cabarets de Rio, les autres se contentent de salles moins prestigieuses.
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Les tableaux du carnaval | |
Comme au Lido, c’est la fête de la paillette et des dorures, du strass, des rubans, des plumes aériennes, du rythme et de la couleur.
Les vedettes sont les jeunes métis des favelas, qui deviennent ces rois et reines du spectacle. A la fin de la représentation, les danseurs viennent dans la salle et invitent les spectateurs à les suivre sur la scène.
Cela nous permet de nous rendre compte que s’ils sont jeunes et athlétiques, ces danseurs sont de taille très normale et ressemblent plus aux jeunes qu’on voit habituellement dans la rue et à la plage que ces beautés inaccessibles des magazines.
Leur entrain et leur bonne humeur sont communicatifs, ils savent nous diriger d’une main douce mais ferme, et l’on se sent presque devenir danseur soi-même à leurs côtés.
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Plumes, strass et entrain... | |
Une joyeuse farandole clôt la soirée, et c’est passablement essoufflés mais ravis que nous rejoignons notre hôtel !

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