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Entre deux visites d’églises, monuments ou musées, il fait bon flâner dans les vieilles rues du Vieux Salvador, dans ses rudes grimpettes ou ses rues pavées de pierres « cabeça-de-negro » (tête de nègre), ainsi nommées pour leur couleur et leurs irrégularités.
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Une rue en octobre, la même avec ses banderoles de carnaval | |
C’est comme ça qu’on découvre, parfois au hasard, les anciennes demeures aux couleurs gaies, qui datent parfois de plusieurs siècles…
On est jeté hors du temps, à l’époque de la création d'une société européenne en zone tropicale, basée sur l'exploitation d'une main-d'oeuvre esclave, dont le Pelourinho (place du pilori) est le témoin majeur.
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Michel passe devant une belle bahianaise en costume | Ateliers d'artistes |
C’est grâce au commerce de la canne à sucre, du « bois brasil » (pau-brasil, en portugais, bois de la couleur de la braise qui a donné son nom au pays), du coton, du tabac, des épices et cultures exotiques, que cette ville est devenue à la fois la plus « africaine » des cités brésiliennes et le creuset d’une « race brésilienne », en forgeant un fort sentiment d’unité au sein de toutes les ethnies qui l’ont constituée.
Ce style de vie a perduré ici pendant près de 300 ans, jusqu'à la fin du XIXe siècle. Le résultat, à Salvador de Bahia, est cette société pluri-ethnique, brassage de races et de cultures que nous voyons.
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Cafés et restaurants occupent les rez-de-chaussée | la première faculté de médecine |
Dans les rues de la vieille ville, boutiques, restaurants et cafés ont remplacé les modestes habitations du quartier : 1200 familles ont été relogées dans les faubourgs pour permettre la restauration du centre historique.
Un exemple de changement : en 2004, à côté de la nouvelle Faculté de médecine, se dressaient encore les ruines de l'ancienne, la première du pays, édifiée en 1833.
Elle devait être trop en ruines : cette année, nous ne l’avons pas retrouvée. Cachée derrière des barrières, attend-elle de renaître ou sera-t-elle remplacée par un édifice plus récent ?
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Les tambours du groupe Olodum | De jeunes musiciens très inspirés |
Au hasard des rues, quelques Bahianaises revêtent leurs costumes anciens : robes à cerceaux, constituées de plusieurs étages de tissus aux teintes pastel, petit foulard de tête assorti, et attirent ainsi le touriste dans leur restaurant ou attendent le bon vouloir des touristes pour se faire photographier à leur côté, moyennant un petit pourboire !
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De jeunes musiciens très inspirés | Masques de carnaval |
Dans les jours qui précèdent le carnaval, la ville se prépare : elle se décore, elle affiche les photos des groupes, des chanteurs, le Grupo Olodum sort les tambours de métal peints aux couleurs du Brésil avec lesquels ils défileront... l'ambiance devient légèreté et attente, avec un peu de fébrilité ...
Quelques rues sont barrées de banderoles et d'enseignes colorées aux noms des Grupos des Bandas de Carnaval, ou des sponsors de ces Grupos.
Le reste de l’année, les écoles de musique s’entraînent pour faire partie des élus en février. Face au restaurant où nous dînons, des enfants jouent toute la soirée sans relache : aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années.





