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D’un Paris qui va doucement vers l’automne, ce mois d’octobre 2005, après une escale à São Paulo, nous arrivons à Salvador de Bahia, une ville gaie, colorée et vivante, réputée pour être le reflet de la culture brésilienne et de l’influence africaine.
Les premiers occupants, les Portugais, y sont fondé en 1549, une cité qui devient la première capitale de ce magnifique empire colonial. Ils ont utilisé pour cela une falaise à 75 m au-dessus du niveau de la mer comme digue de défense naturelle.
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Le palais de Don Pedro II |
les Hospices de San Francisco |
La ville s'ouvre sur la magnifique Baie de tous les Saints (Bahia de todos os Santos), ainsi nommée car Amerigo Vespucci l'a découverte le 1° novembre 1501, jour de la Toussaint.
Dès notre arrivée, nous sommes happés par le soleil et la générosité de la ville : à la sortie de l’aéroport, avant de rejoindre notre hôtel, une superbe Bahianaise en ses habits de dentelle blanche nous accroche au poignet un ruban aux couleurs de Nosso Senhor de Bomfim, qui nous garantit la réalisation de trois vœux… Terre magique !
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maisons entassées et antennes de télécommunications |
De larges avenues surplombées d'amoncellements de maisons |
Notre première approche nous confirme que cette cité aux 135 églises et 27 musées est bâtie sur 2 niveaux. La ville haute (centro historico) perchée sur sa colline nous offre bien, comme la ville de Paraty, le plus important vestige de l'architecture coloniale des XVII° et XVIII° siècles sur ce continent, d’ailleurs classé au Patrimoine Mondial de l'humanité.
C’est en flânant au hasard des rues, du haut en bas de la ville, qu’on se sent doucement devenir Brésilien soi-même, tant l’harmonie et la douceur coexistent ici…
A part le centre historique, qui continue peu à peu sa rénovation à l’identique, la ville offre un contraste étonnant entre les anciennes constructions, disposées de façon pour le moins anarchique, et la modernisation effectuée au cours du temps, symbolisée par les antennes de Télécommunication.
Des centaines de demeures du XVI° au XVIII° siècles nous attendent, en bon ou piteux état suivant la fortune des propriétaires. Dans le quartier Anglais, le palais de Don Pedro II, l'un des gouverneurs généraux du Brésil, voisine avec de modernes immeubles.
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Sur la corniche, de pittoresques demeures |
Une favela "chic" en bord de mer et ses pontons privés ! |
Quant aux Hospices San Francisco de Salvador, batisse majestueuse et actuelle maison de retraite de la ville, ils surplombent un quartier hétéroclite…
S'étageant le long de la colline, entre 2 beaux quartiers, quelques favelas se glissent. A Salvador, ce sont des constructions sauvages qui se faufilent dans les espaces libres, agrandissant les zones urbaines, sans autorisation officielle et en dehors de toute réglementation d'urbanisme.
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Des quartiers populaires excentrés |
Une autre vue du quartier Liberdade, pouplaire |
En bordure de mer, une favela "chic" s'est glissée le long de la corniche, entre de belles villas, et comme elles, possède ses "piers"particuliers sur la baie.
Un effort d'intégration ? les habitations sauvages sont souvent peintes de couleurs vives, tout comme les "belles maisons". Ici, sur la Corniche, leur vue sur la baie est somptueuse.
Curieusement, la falaise qui les supporte est ornée de motifs de faïence insérés dans le rocher : mouettes, bateaux, personnages...
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Les bâtiments du port |
Une rue de barra, moderne quartier bourgeois |
Par contraste, les rues de la ville basse de Salvador respirent le calme et la bourgeoise, dans le quartier de Barra, alors qu'au moment du Carnaval, ils sont au centre du défilé des grands chars et de l'animation la plus bruyante et colorée !
Toujours dans la ville basse, les bâtiments du Port n’échappent pas au métissage des constructions. A partir du XVI° siècle, le port s'agrandit de fortifications, bassins d'amarrage, embarcadères, dépôts de marchandises, bourses du commerce.
Il devient le centre d'une importance capitale pour les échanges coloniaux avec l'Europe et les autres pays du continent américain..



