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| Le centre historique de São Salvador : Largo do São Francisco | |||
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Les places se succèdent, offrant chacune son point d’intérêt : Sur le Largo do São Francisco,nous trouvons une superbe succession de maisons XVIII° et XVIII° siècles, aux couleurs vives ou aux tons pastel, toutes magnifiquement rénovées C'est dans ce quartier que se dressaient les maisons des notables, les plus belles églises, les couvents, le siège du Gouvernement. | ||
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L'Eglise de São Francisco bâtie à partir de 1731 en pierres importées du Portugal,possède une façade néoclassique. L'intérieur, en revanche, est totalement baroque, avec des chapelles latérales et des tribunes superposées. L’autel principal est dédié à Saint François, qui soutient le Christ en croix, les chapelles latérales étant consacrées à la Sainte Famille… L'ornementation est un délire absolu de bois de jacaranda, de stuc doré et peint, de mobilier d’argent, sur fond d'azulejos blancs et bleus... Sculptures de personnages, tous genres, races et sexes et mélangés, et tous grimpent aux murs, aux colonnes, aux balcons, au plafond, entassés, accumulés les uns sur les autres, femmes, parfois enceintes, grotesques, angelots, dont certains ont été sexués par de facétieux sculpteurs. On dit que c’est ainsi que les esclaves noirs, obligés de travailler pour la plus grande gloire d’une religion qu’on les obligeait à embrasser mais dont ils ne profitaient guère, prenaient leur revanche sur les maîtres… Dans un contraste absolu, le fin fond de l’église est tout blanc :murs nus, secs, durs : c’est là seulement que ces mêmes esclaves,lorsqu’ils étaient baptisés, avaient le droit de se tenir, debout, pour écouter la messe. Le cloîtreattenant, du XVI° siècle, d'une grande sobriété, par contraste, s'orne de magnifiques panneaux d'azulejos, pimentés au bleu de Macao, qui retracent la vie de São Domingo, ou illustrent un dicton qui enseigne au visiteur une moralité. L'église voisine, du Tiers Ordre de São Francisco, est unique au Brésil. Sa façade, en pierre sculptée datée de 1702, surmontée d'un beau cadran solaire, est de style baroque plateresque espagnol. Longtemps cachée sous une couche de plâtre, elle a été redécouverte lors de l'électrification du quartier au début du XX° siècle. L’intérieur est, nous dit-on, très sobre, mais nous n’avons pas pu le visiter. Pourquoi ces deux églises sont-elles si voisines ? En fait, la première était réservée aux laïcs croyants et celle-ci aux moines, aux religieux, ce qui explique sa sobriété intérieure. Sur la place, lorsque nous sortons, les magasins nous attirent : bijoux, vêtements,souvenirs... Une beauté bahianaise, attraction d'un magasin de souvenirs et de ti-shirts, avec une coiffe et un vêtement traditionnels, accepte l'hommage de Michel et de Marie-France. Là aussi, en période de carnaval, de grands podiums sont dressés, tous ornés de couleurs vives et de pompons et surmontés de géants débonnaires, en attendant les défilés nocturnes des écoles de musique de Bahia. |
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