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De bon matin, nous sommes à pied d’œuvre. Nous arrivons à la piste d’envol de « Niagara Helicopters » pour un vol d’une dizaine de minutes.
Ce temps semble court, mais au final les sensations sont telles qu’on aura eu l’impression de voler beaucoup plus longtemps !
Nous sommes un groupe de cinq à voler ensemble. L’hélico arrive et se pose dans les vrombissements de l’hélice.
Un beau jeune homme nous escorte jusqu’à notre monture : Marie-France a l’insigne honneur de prendre place à côté du pilote.
La cabine est spacieuse, climatisée et vitrée très bas pour qu’on ne perde pas une miette du spectacle.
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Dans l'habitacle de l'hélicoptère | On approche des chutes du Niagara |
On nous sangle, nous coiffe d’un casque. Le pilote se présente et décolle.
Le vol est commenté en français dans les écouteurs, et le pilote, un Suisse qui, au fil du temps, a pris un délicieux accent helvéto-canadien, attire notre attention au fur et à mesure qu’on survole les sites remarquables.
Nous volons d’abord vers le lac Ontario, passons en territoire américain, survolons les centrales hydroélectriques.
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Les chutes canadiennes au loin, précédées de leurs rapides, sur 1,6km | |
On voit bien, là, qu’une partie des eaux de la rivière est détournée avant d’atteindre les chutes. Elle traverse des souterrains qui la mènent à des centrales hydrauliques où l’énergie est générée par de puissantes turbines.
Les deux nations riveraines se sont entendues : la station canadienne fournit 2 millions de kilowatts/heure et l’américaine 2,4 m de kW/h.
Nous longeons ensuite la Niagara River par la rive américaine, très verte et plus sauvage que sa consoeur. Nous passons au-dessus des ponts Whirlpool et Rainbow, puis des trois chutes, successivement : quel spectacle saisissant !
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Une vue générale du site des chutes du Niagara | Les rapides américains |
Au milieu du « fer à cheval », côté canadien, on s’enfonce vers l’amont. Là, on voit bien la succession de rapides dans laquelle la rivière tombe de 16 m, sur une distance de 1,6 km. Les tourbillons sont impressionnants de force et de vivacité.
On apprend qu’à cet endroit, l’eau se précipite avec une vitesse supérieure à 6 000 m3 par seconde, pour plonger ensuite 49 m plus bas dans la rivière…
Dans la brume qui s’élève, nous avons encore un aperçu de l’arc-en-ciel, des bateaux Maid of the Mist, tout petits, qui se croisent sous nos pieds, puis on frôle les tours et les gratte-ciel à touristes : la tour Minolta, la Tour Skylon, la plus haute, avec son observatoire en forme de soucoupe volante…
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Les chutes canadiennes de près | Les chutes du Niagara presque à la verticale |
L’hélicoptère tourne et vire pour que chacun puisse observer et photographier chaque détail à loisir… encore une boucle et on rejoint l’héliport.
A la descente, le souffle coupé, on nous propose une photo devant l’appareil, en compagnie de notre pilote et de ses acolytes, puis on doit céder – à regret – la place aux suivants.
Nous gardons le même souvenir ébloui que lors de notre survol de la baie des cochons à Cuba, du Grand Canyon du Colorado, puis plus récemment en Mauricie et ici aux chutes du Niagara. Le monde des airs est un domaine enchanté…
Que de frissons, quelle aventure !



