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Et maintenant, un petit tour sous les chutes, au « ras des flots ». Comme la rivière Niagara est en contrebas, nous devons prendre un ascenseur qui descend au niveau de l’embarquement.
Dès que nous le quittons, nous sommes dirigés par petits groupes vers un photographe : cliché obligatoire devant un écran vert. A la sortie, on nous proposera notre portrait, incrusté devant les chutes.
Merveilles de la technologie et du sens des affaires nord-américains !
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La billeterie du Maid of the mist | La queue pour l'embarquement |
On nous donne aussi un paquet à déplier, des capes de pluie transparentes, d’un bleu flashy, indispensables puisque le bateau passera dans les embruns…
C’est ainsi que, tous déguisés en schtroumfps, nous montons à bord d'un des « Maid of the Mist », la « jeune fille de la brume » où nous attendent déjà de nombreux passagers.
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Le Maid of the mist au départ | Le Maid of the mist vient de partir |
Ces grosses vedettes, qui existent depuis 1846, amènent les passagers au cœur des chutes et les explique en plusieurs langues.
Au fur et à mesure de notre progression, une voix venue du ciel présente les chutes et conte quelques-uns des exploits ou des drames qui se sont déroulés en ces lieux.
On frémit, par exemple, pour la première inconsciente : Annie Taylor, pimpante sexagénaire de 63 ans qui plonge avec son chat, le 24 octobre 1901, dans un baril.
Ils survivront tous les deux, mais le chat, noir au départ, est devenu tout blanc de frayeur à l’arrivée : légende ou réalité ?
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Les chutes américaines du Niagara | Les chutes canadiennes |
Acrobates, fil-de-féristes, casse-cous… Nous, nous restons sages ! Pendant une bonne demi-heure, nous longeons d’abord les rives américaines.
Comme elles sont droites, on peut photographier la chute de 56 m de haut et les mouettes ou goélands qui les frôlent et viennent ensuite se reposer sur l’eau.
Puis, après avoir dépassé l’îlot central, nous arrivons au fer à cheval canadien et pénétrons au cœur de la brume. Le grondement est devenu tonitruant, la rivière nous montre ici sa puissance formidable.
On ne s’entend plus, on est éclaboussé, trempé, mais ravi, on communique par signes et par rires. Evidemment, on a glissé les appareils sous le poncho bleu et on risque d’amusantes photos…
Cela nous rappelle les Cataractes d’Iguaçu, où nous avons ressenti le même genre d’émotions, même si, au Brésil, nous voguions dans un zodiac, ce qui était encore plus spectaculaire !
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A bord du Maid of the mist | A bord du Maid of the mist : trempage assuré ! |
Le spectacle est magique, il faut bien le temps du retour au quai pour s’en pénétrer. On passe, au retour, de l’autre côté de la rive et échange, avec des voisins de toutes nationalités, le récit de notre émerveillement.
Encore quelques photos de schtroumfs et on débarque. Il va être temps de déjeuner pour reparler de cette expérience !




