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Cosmopolite et très américanisée, Montréal est la ville francophone la plus peuplée en dehors de la France.
C’est une ville cosmopolite, multiethnique, de culture, de commerce et d’affaires. On y recense 85 ethnies, 110 langues différentes, en plus du français culturel et de l’anglais économique.
En 30 ans, la cité boueuse, paradis des anciens bootleggers est devenue cette grande agglomération où cohabitent espaces verts, vieux quartiers et ville cosmopolite et futuriste, organisatrice de manifestations internationales.
Avant d’en visiter les différents quartiers, nous nous arrêtons sur le site olympique de 1976 dont le vélodrome, aux allures futuristes, abrite dorénavant le biodôme.
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La flèche du biodôme de Montréal | Le sommet de la flèche du biodôme de Montréal, à 165m de hauteur |
Sa flèche inclinée de 30° pointe fièrement vers le ciel ses 165 m de hauteur et son toit de kevlar brille sous le soleil. Il devait être rétractable, mais ça n’a jamais bien marché.
Il a été emporté par le vent ou écrasé par la neige, il ne se fermait pas à temps ou ne s’ouvrait qu’à moitié... 3 toits plus tard, il est fixe, maintenant, et résiste, du coup, aux intempéries !
A la fois zoo, aquarium, jardin botanique et lieu de recherches, le biodôme, la « maison de la vie » nous amène en pleine nature dans cinq écosystèmes américains.
Nous entrons d’abord dans une serre luxuriante, la forêt tropicale humide de l’Amérique du Sud
L’air est chargé d’odeurs et de bruits. Cachés dans des arbres tropicaux ou dans les ruisseaux qui murmurent, pendus aux lianes ou volant au-dessus de nos têtes, des centaines d’animaux nous attirent.
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Caïman endormi... ou pas ! | De beaux aras rouges bavardent au biodôme de Montréal |
Un détail amusant : les six arbres géants de la forêt tropicale ne sont pas seulement décoratifs. Ils soutiennent aussi la toiture de verre qui recouvre l’écosystème.
Des poissons, des piranhas aux cichlidés, des reptiles dont l’anaconda ou le caïman yacare, des amphibiens (dont les rares grenouilles dendrobates), des papillons, plus de 350 chauves-souris, des centaines d’oiseaux tels les spatules, les ibis, les tangaras, les perroquets, des mammifères, capibaras, le paresseux à deux doigts le tamarin doré…
Tous bruissent, grognent ou caquètent dans les figuiers étrangleurs, les palmiers ou les plantes épiphytes.
Un sas nous amène ensuite dans la forêt laurentienne.
Changement de climat !
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Un porc-épic en son arbre | Un canard branchu au biodôme de Montréal |
La forêt de feuillus dont l'érable à sucre et le bouleau blanc, et de conifères, dont le sapin et l'épinette blanche, couvre la région en toute saison et lui donne sa fraîcheur.
Avec de la chance, on verra s’activer un castor sur son barrage, sinon on se rabattra sur les lynx, cachés dans une anfractuosité de la roche, sur un porc-épic, un garrot à tête d’or ou une loutre aquatique.
Nous mettons cap ensuite sur le Saint-Laurent marin de l’estuaire et du golfe. Nous longeons des bassins représentant le golfe de ce fleuve tellement grand qu’ici, à Montréal, bien qu’à 1000 km de son embouchure, il accueille encore de grands transatlantiques.
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Esturgeon noir au biodôme de Montréal | Une mouette tridactyle au biodôme de Montréal |
Ce sont plus de 600 poissons représentant environ 20 espèces (morues, bars rayés, flétans, esturgeons, saumons...) qui évoluent dans un bassin de 2,5 millions de litres d’eau de mer reconstituée qu’on voit « de l’intérieur », car le sentier descend le long du tank.
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Un chevalier criard à l'affut au biodôme de Montréal | Sterne à l'envol gracieux |
On longe ensuite un « jardin marin » : une plage sablonneuse fréquentée par des frégates ou des sarcelles, et les corniches d’une falaise balayée par les vagues où piaillent et se disputent des oiseaux marins.
Le littoral cache de nombreux invertébrés, étoiles de mer, anémones, concombres de mer, oursins, crabes...
Maintenant, il faut se couvrir : on entre dans le monde polaire arctique et antarctique. De drôles d’oiseaux vivent aux deux extrémités des Amériques.
L’habitat subarctique des côtes du Labrador est représenté quelque 60 alcidés (les vrais pingouins), parmi lesquels des macareux moine et des guillemots, des canards eiders qui volent ou barbotent tranquillement.
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Messieurs les manchots royaux |
Ensuite, dans le monde antarctique, alors que le paysage évoque le rivage d'une île volcanique située entre la pointe de l'Amérique du Sud et la péninsule antarctique, une bonne cinquantaine de manchots filent sous l’eau comme de vraies torpilles ou sautillent maladroitement sur leur île…
Enfin, dans le grand hall, une exposition temporaire nous montre des écosystèmes différents. Aujourd’hui de superbes plantes épiphytes et la faune qui les fréquente.



