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Après les animaux, connaissance avec les gens et les monuments de Montréal.
Nous nous arrêtons d’abord dans un quartier populaire ancien, qu’on appelle ici « 5-10-15 », l’indication en centimes du prix des marchandises, en fait un quartier de magasinage réputé pour ses offres commerciales et ses rabais intéressants.
Nous prenons contact avec Bruno, notre guide de ville.
Il nous montre les maisons à étages traditionnelles du quartier : des triplex étroits avec un escalier extérieur, ce qui gagne de la place à l’intérieur mais qui peut s’avérer redoutable en hiver, lorsque tout est gelé !
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Une belle demeure du Plateau | Petite maison du "5, 10, 15" |
Les plus grandes possèdent au maximum 8 pièces.
On imagine aisément l’encombrement, lorsqu’on sait qu’il n’y a guère longtemps, encore, les familles catholiques d’origine européenne comptaient jusqu’à 15, 16 ou 17 enfants…
Elles sont surmontées de toits plats en terrasse, qui isolent l’édifice en hiver sous la neige.
La visite continue par celle d’un restaurant qui nous initie à l’institution culinaire locale : le smoked meat
Traditionnellement présenté en sandwiche, ce repas arrive maintenant dans des assiettes avec le pain à côté, du pain de seigle et de la moutarde douce.
Ce sont des tranches fines de poitrine de bœuf mariné et fumé.
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Vive les tomates confites chez le roi du smoked meat | Smoked meat sur son pain |
C’est servi avec des frites et une jolie petite salade de chou dans des coupelles séparées.
Finalement, c’est une sorte de « McDo » de luxe.
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Des comptoirs appétissants dans un "smoked meat" | Smoked meat et frites |
Bien restaurés, voire repus, nous partons en bus faire le tour de la ville.
Nous arrivons au « Plateau », très branché, du Mont Royal.
C’est le quartier historique des affaires, des artistes, des restaurants chics genre nouvelle cuisine.
Les maisons sont belles, ornées de balcons importants, à l’avant comme à l’arrière.
Les portes et fenêtres sont peintes de couleurs vives. Avenue des Pins, on passe devant un superbe bâtiment, celui des Fusiliers du Mont Royal.
La rue principale est le Boulevard Saint-Laurent, qui traverse l’ouest de la ville.
On longe l’Autel-Dieu, qui date de 1645. C’est le plus vieil hôpital canadien, et il s’enorgueillit d’avoir employé la première infirmière non religieuse de l’Histoire, Jeanne Mans de la Flèche.
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Les pelouses du Mont Royal | Le lac aux castors et aux touristes ! |
Sur les côtés des rues, 40 km de pistes cyclables, dans lesquelles nous voyons aussi beaucoup de yuppies passer en rollers (ici, en patins à roues alignées) et, ce qui nous étonne plus, en fauteuil roulant à moteur.
Ici, non seulement on ne cache pas ses handicapés, mais tout en ville est fait pour leur faciliter l’existence !
Au centre-ville, nous gravissons une colline de 235m de hauteur, d’où on jouit d’un panorama exceptionnel.
C’est Jacques Cartier, de passage ici en 1535, qui lui adonné son nom de Mont Royal, transformé en Montréal suivant la prononciation en vigueur à cette époque.
Le Mont Royal mesure 205 ha, dont beaucoup sont recouverts de forêts. 4 cimetières verdoyants viennent compléter cette impression de calme et de tranquillité.
Et de loisirs aussi : on y a créé 25 km de randonnée pédestres en été, en raquettes et ski de fond en hiver, de même qu’un petit lac artificiel, le « lac aux castors », plage ou patinoire suivant la saison.
De là, descend aussi la « côte à Placide », un lieu de luge hivernal (et de chutes !).
Dans ce parc vivent 150 espèces d’oiseaux et tellement de petits mammifères qu’on y a introduit des renards roux pour rétablir un peu l’équilibre.
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Panorama depuis le belvédère du Mont royal à Montréal |
Nous faisons une pause sur le Belvédère pour admirer le panorama.
Au fond s’alignent des gratte-ciel qui n’ont pas le droit de dépasser la hauteur de la colline.
On aperçoit bien le site olympique de 1976, où l’on a installé le biodôme.
Les Canadiens, lors de ces JO, n’ont remporté, nous dit Bruno, qu’une seule médaille d’or : celle de la dette olympique, 30 ans de remboursement !


