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Hier soir, les chutes nous ont surpris avec leurs voiles colorés de lumières multicolores, donnant un air parc d’attraction aux cataractes.
Heureusement, quand nous revenons le lendemain, de jour, les lieux ont repris toute leur majesté.
Les chutes sont là, telles que les a faites la nature, grandioses. Le soleil brille, il fait très chaud, le ciel est d’un bleu ardent, les conditions sont idéales.
Pour voir ce panorama dans toute sa splendeur, nous suivons la jetée. Nous admirons, au passage, un bateau Maid of the Mist dont nous connaissons maintenant l’origine du nom. Nous irons, plus tard, faire une croisière à son bord.
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Niagara Falls : Le Maid of the Mist | Les chutes américaines et le Maid of the Mist |
Les chutes américaines se fracassent sur un amas de roches brisées qui proviennent d’un énorme rocher tombé en 1954.
Nous arrivons à Table Rock : une place arrondie au bord du fer à cheval canadien, qui surplombe la cuvette de la rivière. Bruit, fureur et brouillard, la nature déchaînée montre sa force.
Peut-on imaginer ce qui passait par la tête des « aventuriers du Niagara », lorsqu’ils voulaient défier ces éléments ?
Sam Patch, par exemple. Il a brigué le titre de « premier casse-cou du Canada ». En septembre 1829, il a effectué son premier saut dans la chute, d’une plate-forme haute de 30,5 m, sous la falaise de l’Île de Goat.
Il a survécu à 2 plongeons… avant de mourir, 2 mois plus tard, lors d’un plongeon dans les chutes de Rochester, à l’âge de 22 ans…
Heureusement que nous avons nos capes de pluie.
La brume et les embruns montent dans le ciel en nuages fins mais obstinés. En un rien de temps, nous aurions été trempés. Dommage pour les appareils photos !
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Les chutes américaines du Niagara et leur voile de brume et d'embruns | |
Le grondement de l’eau est tonitruant. On se penche, on se perd dans les profondeurs, on ressent l’attraction du vide et on comprend mieux les gestes insensés de tous ceux qui ont voulu braver les cataractes…
Plus loin, au bout de la jetée, là où la rivière plonge, on voit le bassin en enfilade.
Face à nous se déploie, sur toute sa longueur, un arc-en-ciel somptueux.
Perpendiculaire aux rayons du soleil, il nous offre toutes les nuances d’un prisme chatoyant et nous promet, comme le veut la tradition, toute une vie de réussite et de bonheur.
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Une vue générale des chutes canadiennes | Les chutes canadiennes de près : ça dépote ! |
Profitons du site tel qu’on le voit aujourd’hui !
En effet, bien que l’érosion de la crête soit ralentie grâce aux dérivations des centrales hydroélectriques, les chutes, qui étaient à l’origine proches de Lewiston dans l'État de New York et de Queenston en Ontario, 11 km plus loin, vont continuer à reculer.
Les géologues pensent que dans quelques centaines d’années elles pourraient drainer une grande partie du lac Érié, dont le fond est plus profond que la hauteur des chutes.
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Les chutes américaines au travers d'un arc-en-ciel voire deux au bout de la jetée | |
Mais en attendant cet événement, nous revenons en longeant le Parc Victoria, dont la verdure contemple les blancheurs de l’eau.
Sur des pelouses tondues au millimètre, sous les frais ombrages, des gens se reposent, lisent ou pique-niquent.
Des oies, les bernaches, tiennent congrès en caquetant plus loin, fières et farouches. Des écureuils effrontés guettent les miettes et viennent les piquer même dans la main des gens. Qu'ils sont loin du bruit et de la fureur des cascades !


