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Nous quittons maintenant le Québec francophone et entrons en Ontario, en suivant toujours la piste du St-Laurent.
Le nom de la province correspond à la traduction de trois mots indiens possibles, « kanadario, Onitariio ou Skanadario », qui signifient tous « beau lac, très beau lac ou eau miroitante », évidemment le nom qui était donné au lac par les Indiens.
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L'araignée devant le musée des beaux-arts à Ottawa (Louise Bourgeois) | Le parlement d'Ottawa vue des berges de la rivière des Ouatouais |
Nous faisons route vers Ottawa, la capitale où se trouve le grand Parlement fédéral.
En 1857, lors de la réunion fédérale des diverses régions, la reine Victoria ramène le Parlement à Ottawa, pour le mettre à la jonction des deux Canadas.
Le Québec francophone et l’Ontario anglophone, séparés par la rivière des Outaouais.
Elle lui donne son nom, d’origine amérindienne. Il vient de celui d’un chef Outaouais d’une tribu iroquoise de l’époque de Champlain, du nom de « cheveux relevés par le vent ».
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La cour suprême d'Ottawa | Le parlement d'Ottawa |
La ville est très verte, traversée par le
canal Rideau, qui relie Ottawa à Kingston et dont 11 km se transforment en hiver en patinoire.
Il devient alors un lieu de circulation idéal. Même les parlementaires y circulent, en beau costume et patins à glace.
En été, c’est le domaine des barques et de petits bateaux-mouches.
Dressés sur la falaise qui surplombe les deux cours d’eau, le Rideau et l’Outaouais, se dressent majestueusement les trois bâtiments du Parlement, bâtis en 1876 en grès local dans un style victorien néo-gothique très théâtral.
Après l’incendie du bâtiment central, en 1916, il a été refait à l’identique en 1920.
La Tour de la Paix, avec son carillon de 53 cloches, domine l’aile centrale. C’est à son sommet que brille un feu blanc lorsque le Parlement siège.
A l’arrière, on remarque une gracieuse rotonde gothique, posée sur une façade qui ressemble au chevet d’une cathédrale : c’est la Bibliothèque du Parlement. Autour, un parc de 200 ha est ouvert au public.
Dans l’allée centrale, sur une fontaine entourée des écussons des 12 provinces de la confédération, brûle la flamme du centenaire, depuis 1967.
Le parc abrite aussi la résidence du Gouverneur Général, cette dame francophone d’origine haïtienne déjà vue à Québec. Elle est « l’image » de la reine d’Angleterre, mais n’a aucun pouvoir politique réel.
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Panorama réalisé depuis les bords de la rivière des Outaouais |
Aux alentours, d’autres beaux édifices rivalisent de majesté : à sa droite la Cour Suprême et le Musée de la Monnaie ; à sa gauche l’hôtel Château-Laurier, à l'architecture pseudo-romantique de 1878, qui a été la résidence de plusieurs premiers ministres et qui renferme plusieurs curiosités historiques.
Par exemple un prie-Dieu, de 1550, qui provient du château de Marie Stuart d’Écosse ou un fauteuil de chêne qui aurait servi lors du couronnement de Jacques Ier d’Angleterre…
Un peu plus loin, le Musée des beaux-arts, une belle structure de granit et de verre devant laquelle guette une terrible araignée, gigantesque, offerte par l'artiste américaine d'origine française, Louise Bourgeois.
Le Parlement et la Cour suprême sont superbes. Ce sont des bâtiments victoriens et théâtraux posés dans un parc de 200 ha ouvert au public.
Le parc abrite aussi la résidence du Gouverneur Général, cette dame francophone d’origine haïtienne déjà vue à Québec. Elle est « l’image » de la reine d’Angleterre, mais n’a aucun pouvoir politique réel. Là brûle la flamme de la Confédération, depuis 1967.
Nous allons maintenant, sur la rive québécoise, dans le quartier de Hull, voir le Musée canadien des civilisations, un des fleurons de la ville.
Le Musée se dresse au milieu d’un parc superbe qui donne sur le Canal Rideau, havre de paix et de beauté.
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Le musée des civilisations à Ottawa | L'entrée représente une tête d'Indien |
Des gens profitent du soleil, lisent ou bavardent sur les pelouses, courent dans les allées, sans déranger les animaux qui vaquent à leurs occupations.
Un moyen-duc perché sur le toit du Musée nous intrigue longtemps. Il nous surveille sans bouger… jusqu’à ce qu’on apprenne qu’il est en fait empaillé et posé à demeure !
Le bâtiment est moderne et agréable. Sa façade est rythmée par des vagues douces de béton et de larges baies vitrées. Il retrace toute l’histoire du Canada à travers le temps.
Au rez-de chaussée, Nous découvrons l’histoire des Premiers Peuples ou peuples autochtones, répartie dans 3 grandes zones.
C’est l’architecture, les traditions culturelles et religieuses, la vie traditionnelle avant et après l’arrivée des « étrangers ».
On y voit le peuplement du nord de l’Amérique et l’utilisation des ressources du pays, le lien respectueux qui s’était tissé entre les Indiens et la terre qu’ils foulaient.
Dans la grande galerie se dressent de nombreux mats totémiques, qui résonnent comme un emblème amérindien.
Au départ, caractéristiques des civilisations de la côte, ils se sont peu à peu multipliés sur tout le territoire vers la fin du XIX° siècle. Taillés dans des troncs, parfois gigantesques, ils se lisent de bas en haut et racontent une histoire.
Celle d’une tribu ou d’un événement comme une grande chasse, par exemple.
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Un masque totémique au Musée des Civilisations | En haut d'un totem, le corbeau du Musée des Civilisations |
Tout en haut, un oiseau, l’aigle ou le corbeau créateur du monde, ou un animal redouté comme le loup ou l’ours.
Blasons de la famille ou du clan, ils pouvaient être érigés isolés comme monument funéraire, ou bien devant une habitation en entrée décorative. Parfois, ils constituaient le pilier d’angle d’une maison longue.
Dans des salles plus intimes, photos, reconstitutions et objets quotidiens nous racontent des siècles d’histoire, avant et après l’arrivée des « Etrangers » sur leur territoire.
Poteries, tissages, vêtements, coiffures, armes, bijoux délicatement ciselés où l’on retrouve les mêmes motifs que sur les totems, poteries usuelles…
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Un porc-épic au Musée des Civilisations | Un oiseau de légende au Musée des Civilisations |
Une belle scénographie aérée et didactique nous fait pénétrer un monde où réalité et légende se mêlent harmonieusement dans le respect de l’Homme avec son environnement.
Au deuxième niveau, des expositions temporaires présentent le musée canadien de la poste ou celui des enfants.
Plus haut, la salle du Canada nous entraîne d’est en ouest pour parcourir 1000 ans d’Histoire dans des scènes de vie et des sites reconstitués, des amérindiens aux colons.
C’est le parc de la Gatineau, qui traverse les quartiers de Hull et Gatineau et occupe presque 360 kilomètres carrés de forêts, prairies doucement vallonnées et massifs gaiement fleuris.
Il offre des sentiers de randonnée et de vélo en été, de ski de fond en hiver et des plages, le long des Rivières des Outaouais et de Gatineau.
Ce nom vient de Nicolas Gastineau, un voyageur et négociant de fourrures du XVII° siècle qui, selon la légende, se serait noyé là…
Maintenant, les gens y profitent du soleil, lisent ou bavardent sur les pelouses, courent dans les allées, sans déranger les animaux qui vaquent à leurs occupations.



