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Un tour de Toronto en voiture nous montre, d’en bas, ces grands buildings, ces tours géantes qui visent à ramener la population vers le centre ville, compte-tenu de l’encombrement routier.
Nous entrons dans le quartier des affaires, des banques, des assurances, des hôpitaux et d’appartements somptueux qui ont vue sur le lac.
Nous longeons un somptueux bâtiment tout doré : c’est la Banque Royale, dont les 6 000 fenêtres ont été fondues (en Belgique) avec 70 kg de poussière d’or 18 carats !!!
Cela devrait, théoriquement, réduire les dépenses de chauffage... Mais ne dit-on pas ici, en plaisantant, que c’est là que git la fortune du Canada ?
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Un beau quartier d'affaires | Un immeuble en or ! |
Une anecdote : la nuit, au début, des gens venaient gratter les vitres du rez-de-chaussée pour en recueillir l’or. La banque a été obligée de les remplacer, à cet étage-là, par une imitation et non plus par de l’or pur…
Les gens ont l’air décidé, autour de nous, mais sans hâte excessive.
Ils évitent gentiment une dame qui conduit une poussette triple où vagissent des jumeaux, ou choisissent un journal dans les douzaines de distributeurs qui s’alignent sous nos yeux.
Nous nous arrêtons alors dans le quartier de l’Hôtel de Ville, où quelques anciennes bâtisses se reflètent dans les miroirs des gratte-ciel.
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Symphonie d'ancien et de moderne | Des reflets se télescopent |
Nous arrivons entre Queen street et Yonge. Cette dernière, qui démarre au lac Ontario, se vante d’être la plus longue du monde avec ses 1920 km.
Nous sommes devant Nathan Phillips Square. Deux bâtiments se mirent dans les eaux d’un grand bassin fleuri qui devient patinoire en hiver.
A ma droite, sur Queen West Rd, en grès rose et granit, de style très « château » avec ses tourelles, ses sculptures et ses gargouilles, voici l’ancien Hôtel de Ville devenu Palais de Justice, qui date de 1899.
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L'ancien Hotel de ville de Toronto |
Sa tour, haute de 100m, porte le "Big Ben" du Canada qui sonne, comme sa grande soeur, à heures régulières.
Lorsque nous nous en rapprochons, nous croisons un membre fringant de la police montée canadienne en son bel habit rouge.
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Elle est belle, la Police montée | Un sourire ravageur...! |
Il pose complaisamment devant un groupe de touristes puis nous quitte en riant. Il a l’air assez habitué !
En face, le nouvel Hôtel de Ville, le City Hall, tout en courbes.
Deux tours jumelles dessinent des arcs inégaux, deux parenthèses verticales qui entourent une coupole horizontale posée au centre, comme l’œil qui regarde la démocratie entre ses paupières.
Ainsi l’a voulu, en 1965, l’architecte finlandais Viljo Revell. Mais il fait aussi penser à un beau vaisseau spatial, posé là et prêt à l’envol…
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Le futuriste City Hall | Winston Churchill en colère! |
A gauche, dans le « Parc de la paix », créé en, Winston Churchill a l’air bien belliqueux. Est-ce parce qu’on lui a ôté des doigts son éternel cigare, à la demande du lobby anti-tabac ?
Caché derrière les arbres du parc, Osgoode Hall. C’est le siège de la Cour Suprême de l’Ontario. Bâti dès 1829, il a été entouré d’une grille… pour empêcher chevaux et vaches de l’époque d’en brouter les pelouses !
Seuls, maintenant, les écureuils gris ou noirs hantent ce jardin, et attendent patiemment que tombent des morceaux de sandwiches ou de hot dogs…
Enfin, derrière lui, se dresse le Parlement provincial, dans le même style très orné que l’ancien Hôtel de Ville. Il complète ce bel ensemble administratif, mais d’autres plaisirs s’ouvrent sur la Place.
Longeant la rue Yongue, voici une immense galerie commerciale, Eaton Centre.
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Eaton Centre et ses tentations | Les verrières du quartier d'affaires |
Sur plusieurs blocs d’immeubles, une ville dans la ville entoure une avenue centrale coiffée d’un dôme gigantesque de verre et d’acier.
La lumière naturelle envahit les allées du centre et éclaire plantes, bassins et jets d’eau.
Tout autour s’alignent magasins et restaurants, sur quatre niveaux tentateurs…
Le « corps policier » parle ici 61 langues et les quartiers se succèdent, avec leur cachet et leurs spécialités communautaires.
Vers la rue College, les Italiens sont les rois du cuir, dans le quartier juif, voici tissus, fourrures, robes de mariage… mais il existe aussi des rues ou des quartiers sikhs, japonais, coréens, ukrainiens, néerlandais, polonais, antillais, etc.
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La porte du quartier chinois | Des rues cosmopolites |
Rue Dundas et alentours, c’est le quartier chinois : fruits et légumes, boutiques et maisons peintes, colorées, dim sun à toute heure et écriteaux bilingues (la 1° langue étant, évidemment, le Chinois).
C'est en tant que coolies, travailleurs du chemin de fer, que les Chinois sont venus au canada. Ils y sont ensuite restés, créant un petit "Chinatown" à Montréal et un très grand à Toronto.
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On parle Chinois à tous les étages... | Ils sont frais, mes légumes ! |
Entre deux restaurants, les boutiques de souvenirs fleurissent : petites tours CN, bijoux fantaisie ou colifichets, magasins de vêtements ou d’articles de sport, il y a de quoi contenter tout le monde.
Ici aussi, nous sommes devant des bâtiments anciens superbes envahis par le lierre. Pierre grise, tourelles d’angle, toits pointus, on se croirait en Écosse.
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Une université hors du temps | Architecture néo-romantique pour étudiants heureux |
C’est le royaume des étudiants en short, qui bronzent en étudiant, grignotant ou papotant au soleil, sur les pelouses du campus, ou qui circulent en roller ou à vélo.
On y a tourné, dans les pavillons King’s College, des scènes du « cercle des poètes disparus », ce film culte estudiantin.



