Vous êtes ici > Carnets-et-voyages > Le Canada> La tour CN
Notre route nous mène maintenant vers Toronto, chef-lieu de l'Ontario depuis 1867.
Le temps est toujours aussi splendide, il fait plus de 30°…
On longe le lac Ontario et ses marinas à droite, les zones industrielles à gauche, quel contraste !
Récupérée sur le lac, une réalisation étonnante, posée sur une île artificielle, Ontario Place, faite avec les gravats d’excavation du métro, accueille un parc d’attractions, une géode, des jardins, un amphithéâtre, des canaux de promenade…
![]() | ![]() |
|---|---|
Dans le ciel, la Tour CN de Toronto | Passage de détection obligé ! |
Toronto est une ville à l’expansion rapide et récente, puisque c’est dans les années 60 qu’elle a pris cette allure cosmopolite, gaie et vivante, avec une architecture de pointe et un urbanisme futuriste.
Elle n’est pas moins « nouvelle » pour autant. Elle s’élève dans ce « lieu de rencontre » (c’est ce que signifie Toronto en Indien) pour les coureurs des bois qui venaient rejoindre le fleuve et les lacs au XVIII° siècle.
La fin du voyage sera spectaculaire, à l’image de ce pays grandiose. Nous commençons par allons voir Toronto du haut du ciel.
Nous avons survolé les lacs et les chutes en hélicoptère ou en hydravion, nous allons survoler Toronto du haut de son nouvel emblème, achevé en 1976, la Tour CN.
La tour dresse sa silhouette gracile dans le ciel, et atteint 553 m au sommet de l’antenne.
Elle offre trois niveaux d’observation, y compris le belvédère, le « Sky Pod », à 447m (presque 150 de plus que notre Tour Eiffel), et la nacelle, à 350m, équipée d’un plancher de verre… frissons promis !
Il paraît que par beau temps, on peut voir à 160 km à la ronde, et il fait un temps magnifique !
![]() | ![]() |
|---|---|
D'en bas, la nacelle de la tour CN, à 350m de hauteur | La galerie extérieure de la tour CN, très protégée |
Avant d’emprunter un des quatre ascenseurs ultra rapides pour atteindre nacelle ou belvédère, nous nous livrons à un curieux exercice de sécurité. Nous entrons dans un sas de détection par soufflerie.
On doit s’arrêter de respirer quelques secondes et l’air arrive de tous côtés, les vêtements gonflent et se soulèvent, les cheveux se dressent sur la tête… et l’on ressort.
On nous dit que c’est beaucoup plus efficace que les portiques aux rayons X. Tant mieux !
L’ascenseur à parois de verre nous propulse en haut en 60 secondes, en nous donnant un aperçu vertigineux des alentours qui s’éloignent, qui s’éloignent et diminuent au fur et à mesure…
Nous y voilà. Nous commençons par faire le tour du restaurant panoramique, qui pivote sur 360° et offre cette vue incomparable aux alentours, puis nous empruntons un petit escalier pour descendre quelques mètres jusqu’à la nacelle.
C’est là que se trouve le fameux « plancher de verre »., le "glass-floor" C’est un ensemble de grandes vitres sur lesquelles on peut marcher… au-dessus du vide.
![]() | ![]() |
|---|---|
Hardi plancher de verre dans la tour CN de Toronto | 350m plus bas, la villede Toronto |
Et bien qu’on sache que le verre est épais, les premiers pas sont hésitants. On se tient par la main, on balance à regarder en-dessous… et puis on s’enhardit, on s’assoit, on se couche même pour que la photo soit plus spectaculaire…
Là-bas, 350 m plus bas, même les bus et les camions ont l’air de Dinky Toys ou Majorette…
On esquisse trois pas de danse et on laisse la place aux suivants, un peu vacillant au début, eux aussi !
Sur les murs, des panneaux explicatifs nous renseignent sur les "fous de la tour" et autres casse-cou.
Les records qu’on a autorisés sont sportifs ou farfelus.
A l’extérieur : ascensions à mains nues, escalade en rappel, descente en tyrolienne, sauts en parachute ou aile volante (pour des films), par exemple.
A l’intérieur : records de vitesse dans l’escalier (1776 marches, quand même), avec ou sans appareil ménager tels réfrigérateur, machine à laver ou piano, ou en échasses, ou avec une moto adaptée, ou en fauteuil roulant, plus longue chute d’escalier (un cascadeur volontaire), etc.
Des exploits à donner le tournis !
On sort alors prendre l’air dans la galerie d’observation extérieure, complètement enfermée dans un filet métallique serré. Il faut éviter les records involontaires ou les désirs suicidaires, comme sur la Tour Eiffel.
![]() | ![]() |
|---|---|
De loin, que de gratte-ciel à Toronto ! | Un beau quartier d'affaires de Toronto |
La vue s’étend à l’infini de tous côtés, impressionnante et montre bien l’opposition entre les très nombreux espaces verts où la vie coule calmement et la frénésie des autoroutes ou de la ville à la dense circulation.
Juste à côté de la CN Tower se trouve le Rogers centre, l’ancien Skydome, qui abrite les grands matchs de baseball ou de foot américain qui se jouent à Toronto ou bien de grands concerts.
![]() | ![]() |
|---|---|
A nos pieds, le Rogers centre de Toronto | Tout bleu, tout calme, le lac Ontario |
Il possède le plus grand toit rétractable motorisé du monde, malheureusement fermé aujourd’hui.
Une des façades latérales est curieusement ornée : sur de faux balcons, une horde de bustes en bronze montre les tenues et attitudes habituelles de supporters hommes ou femmes.
Ils crient, saluent, photographient, interpellent les joueurs… ils sont plus vrais que nature et très amusants !



