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Nous sommes aux confins des terres habitées, à l’embouchure de la rivière Ashuapmushuan, ce qui signifie "là où l’on appelle l’orignal"
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Un beau mâle orignal | A ses côtés, Madame orignal |
Nous allons les voir, ces orignaux.
Nous sommes en effet devant le plus grand zoo du Québec : le Zoo sauvage de Saint-Félicien, en grande partie situé sur une île, ce qui lui assure une grande tranquillité.
Sur plus de 400 ha, 950 pensionnaires, représentant 80 espèces, s’ébattent dans ces espaces où l’on a recrée leur milieu d’origine, les régions boréales américaines.
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Un cerf-mulet américain | Une famille de cerfs de Virginie |
La visite commence par un film qui nous initie à ces écosystèmes, puis nous partons en safari pédestre et ferroviaire.
On monte à bord d’un petit train grillagé : ici, ce sont les hommes qu’on met en cage. Les portes sont soigneusement « barrées » (fermées) et c’est parti.
Nous circulons parmi les orignaux, les élans, les wapitis, les boeufs musqués, les bisons et les nombreuses familles de cerfs américains : cerfs-mulets, cerfs de Virginie...
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Un mâle boeuf musqué | Un bébé bison dans la prairie |
De temps en temps, la route croise celle d’un ours noir. Il y en a même un qui dort à 2 m de nous, sa grosse tête ronde posée sur ses pattes comme un bébé. Nous ne réveillerons pas…
On les appelle aussi grizzlis, de leur nom indigène, ou ours bruns, parce que leur fourrure peut être blonde, brune, noire, ou une combinaison de ces couleurs, nous le constatons ici.
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La sieste de l'ours brun | Et celle des loups |
Plus loin, des loups, postés sur une éminence, nous tournent dédaigneusement le dos…
De grandes oies gris-brun et noir, les bernaches du Canada, qu’on nomme ici « outardes », passent au-dessus de nous, en grands vols bruyants en forme de V ou se posent près des étangs où paissent aussi des grues du Canada.
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Une grue du Canada paît | Un peu de repos pour la bernache du Canada |
C’est l’époque de la migration automnale et elles vont chercher le soleil du Sud.
Le train longe aussi des constructions où l’on a recrée le mode de vie des premiers colons : fermiers, trappeurs, bûcherons, indiens, équipées de leurs accessoires et de leur mobilier traditionnel.
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La ferme du trappeur et ses outils | Un wapiti surveille ses femelles |
A pieds, ensuite, des passerelles surplombent ou longent le territoire de lynx, de castors, d’espèces à protéger comme le cougouar de l’Est ou le carcajou, un glouton très dangereux malgré sa petite taille (à peu près celle d’un chien loup).
Rusé et cruel, il tue pour tuer. Ce n’est pas une raison pour le laisser disparaître !
Pour finir, nous passons auprès du bassin des trois ours blancs, les ours polaires, les plus grands des carnivores terrestres.
Ils paraissent gigantesques : les mâles adultes peuvent peser de 400 à 600 kg, voire 800 kg, pour une taille de 2,5 à 3m de long.
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Messire l'Ours blancs |
Comme ils sont semi aquatique, leur territoire est ici composé d’un très grand bassin aux profondeurs variables et de rochers derrière lesquels ils peuvent s’isoler.
Ces grosses peluches ne semblent pas si inoffensives que ça.
A la suite de quelle mésentente l’un d’eux empêche-t-il un de ses compagnons de remonter sur les rochers ? Teigneux, il le repousse chaque fois d’un grognement, et nous devons les laisser à leur manège sans en connaître la fin.



