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Pour continuer cette délicieuse journée, nous allons maintenant voir les Chutes.
Pour mieux les admirer, deux possibilités s’offrent à nous : monter au belvédère du sommet en téléphérique ou par les escaliers. 752 marches, quand même !
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Vers la chute Ouiatchouan de Val Jalbert | Le sentier "Chute Maligne" de Val Jalbert |
Finalement, nous les emprunterons en descendant… Le téléphérique nous dépose en pleine forêt.
Nous suivons un sentier pédestre au milieu des grands bois, conifères et feuillus aux essences diverses, et passons à côté d’un camp de bûcherons reconstitué : c’est une cabane en bois rond avec un endroit où faire le feu.
Quelques tréteaux, une paillasse sur un cadre de bois, le confort est spartiate !
Au bout de 285 m, on arrive au belvédère qui surmonte la chute Maligne, issue du cours tumultueux de la rivière Ouiatchouan.Elle tombe sur 49 m tourmentés et magnifiques, au milieu de brumes que dore le soleil.
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La chute Maligne de Val Jalbert | Vue du lac St-Jean à Val Jalbert |
Nous revenons entre les arbres et, longeant le tracé du téléphérique, nous descendons les volées des premières 246 marches.
Un promeneur (fatigué ?) en a gravé le nombre dans une rampe….
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Arc-en-ciel sur la chute à Val Jalbert | Laforêt nous entoure à Val Jalbert |
Au palier suivant, un autre belvédère nous offre une vue panoramique à couper le souffle : celle du Lac St-Jean, le Piekouagami des anciens Montagnais, qui, avec ses 1040 km2, nous apparaît comme une véritable mer intérieure sertie dans son écrin de verdure.
De là, on arrive en haut de la 2° chute : la chute Ouiatchouan (« la rivière aux eaux blanches » en langue innue).
Ce sont des trombes d'eau, blanche parfois, jaune aussi, car elle est sulfureuse et ferrugineuse, qui se bousculent sous nos yeux et se déversent avec fracas 72 m plus bas.
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La chute Ouiatchouan à Val Jalbert | La chute Ouiatchouan à Val Jalbert |
Tumulte, remous, irisations de l’arc-en-ciel, la nature montre ici sa puissance et sa beauté.
On ne se lasse pas du spectacle, il faut pourtant le quitter.
Encore 526 marches et quelques aperçus saisissants de la rivière en furie et on arrive au bas de la chute : autre point de vue, autres émotions.
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La chute Ouiatchouan | La chute Ouiatchouan |
Une pancarte nous dit qu’elle est plus haute que celle de Niagara, on veut bien le croire !
Le soleil qui se reflète dans les remous nous éblouit, le fracas de la cataracte nous assourdit, le cœur bat devant tant de force et de beauté.
Pour s’en remettre, il faudra, en quittant le village, faire une halte réparatrice à la Maison du bleuet, de grosses baies bleues de la famille des Myrtilles, très utiles.
On les récolte en août et elles sont particulièrement abondantes après un feu de forêt. On peut en faire du vin, le "dubleuet" (une bonne liqueur). Elle devient aussi sirop, confiture, marmelade. Elle agrémente pâtisseries, bonbons et chocolats.
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La maison du bleuet | Le chocolat au bleuet |
Les Jeannois en sont si fiers, de leurs bleuets, qu’ils disent qu’ "au Lac St-Jean, tout est plus gros : il suffit de 3 bleuets pour garnir une tarte !
Ils ont d’ailleurs fait de cette jolie baie l’emblème de la région, ce qui explique que les autres Canadiens les appellent affectueusement « les Bleuets » !



