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Après le déjeuner sur la Tour Astral et la vue de Québec, d'en haut, nous allons maintenant voir sur place le témoignage de cette histoire mouvementée.
Comment mieux appréhender Québec qu’en passant, d’abord, par les lieux où son histoire s’est créée ?
On va donc commencer par longer ou visiter les plaines des grandes batailles qu’on a vues du haut de la Tour Astral.
Voici les plaines des Champs de Bataille ou Plaines d’Abraham, du nom D’Abraham Martin qui, aux temps anciens de la paix, faisait ici paître ses vaches sur les terres des Ursulines.
Elles ont été le théâtre de fameuses batailles entre les armées françaises et anglaises dirigées par Montcalm et Wolfe, en 1759, puis par Lévis et Murray en 1760.
De nombreux canons « agrémentent » les 250 acres du parc. On les a récupérés dans les eaux du St-Laurent où ils avaient été jetés.
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La citadelle | Les champs de bataille |
Ils sont maintenant bien alignée face au fleuve et chargés s’il vous plaît : si les Anglais reviennent, les Québécois sont prêts !
Lors des conflits, on estime avoir tiré 60 000 boulets de cette place, ce qui n’a pas stoppé les Anglais dans l’escalade de la colline.
Les régiments Ecossais, en revanche, ont vite arrêté le combat. Jambes nues, en kilt, ils ont été attaqués aux cuisses par un adversaire minuscule : les brûlures de « l’herbe à puces », un sumac qui pousse ici. On ne peut se battre et se gratter en même temps !
Le Parc, maintenant, est superbe. Très propre, bien fleuri, il est le rendez-vous des sportifs et des amoureux.
Du belvédère, on a une vue splendide sur le fleuve en contrebas.
On passe sur la Colline Parlementaire, on longe l’Hôtel du Parlement (1877-1886). De style Second Empire, c’est un édifice imposant à la façade ornée de 22 statues de bronze, en hommage aux figures importantes du Québec.
Devant, la statue de René Lévesque, 23° premier ministre, sculptée par Fabien Pagé.
On entre dans le Vieux-Québec par la porte Saint-Louis qui ouvre, avec trois autres portes (St-Jean, Kent, Prescott), l’accès à la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord.
Nous sommes sur la rue la plus longue de Québec : rue St-Louis dans la ville fortifiée, elle a tellement été prolongée dans la ville nouvelle qu’elle y change quatre fois de nom, suivant le quartier qu’elle traverse !
Quant à la Porte Saint-Jean, elle est la première porte de la ville et le kilomètre 0 des routes d’Amérique du Nord.
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La porte Prescott | La tour Martello |
On franchit les Fortifications, une imposante muraille, reconnue monument historique dès 1957, qui encercle la Vieille-Ville sur 4,6 km.
Ce sont les Anglais qui les ont bâties pour se défendre contre les Américains.
Dès le passage de la porte, on aperçoit la poudrière de l’Esplanade et la Citadelle.
La Citadelle constitue, au sommet du cap Diamant, le flanc des fortifications de Québec. Sa construction débute en 1820 pour une trentaine d’années et présente un plan en étoile caractéristique des fortifications à la Vauban.
Dans la Côte de la Citadelle, se trouve la résidence officielle du gouverneur général du Québec, une femme, québécoise, d’origine haïtienne, ce qui remplit de fierté notre Sophie féministe.
La résidence abrite en outre le 22° Régiment du Royal Voltigeur, la GRC, les gendarmes montés canadiens aux si beaux uniformes lors des défilés officiels et les dignitaires en visite.
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Un panorama des lieux vus de la tour Astral |
Lors des parades, ils sont précédés par leur animal-emblème : un « bouc royal » offert, à l’origine, par la reine Victoria, et qui s’est reproduit au cours du temps.
Tout seul de son genre à la caserne, l’un d’eux a fini par déprimer. Depuis, grâce à une pension de 150 000$ par an, une personne est chargée de l’emmener chaque jour faire un tour au zoo.
Il passe alors la journée avec ses potes avant de rentrer, heureux, le soir, à la caserne...


