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Les collines parfumées |
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Aujourd'hui, 4 mai, nous allons visiter Le Parc de la Tranquillité (Jing Yi Yuan) sur les Collines parfumées (Xiang Shan), au pied du Mont Xiangshan. C'est une ancienne réserve de chasse impériale qui a été transformée en un parc de 160 hectares, niché sur les collines à une heure à l'ouest de Pékin. |
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Au pied des Collines, nous pénétrons dans ce qui reste du temple Zhaomiao ("lumineux"), bâti en 1780 sous les Qing, sur le modèle d'un monastère tibétain pour loger le panchenlama en visite à Pekin. A l'origine haut de trois étages, recouvert de tuiles vernies mordorées, il a malheureusement été partiellement détruit en 1860 et 1900... Il en reste heureusement un portail et de beaux murs rouges, des éléments de façade et une cour carrée où nous rejoignons des gens qui font des exercices de Qi Gong. Au centre de cette cour, se dresse une colonne, vecteur de Qi entre la colline et les étangs du parc... En effet, nous baignons dans une atmosphère de calme et de douceur, rythmée par le piquetis d'un pivert qui tape l'écorce d'un arbre, pour en dénicher sa pitance : vers et insectes... Ensuite, nous empruntons des volées de marches qui s'élèvent au milieu des massifs floraux, nous entourant de senteurs qui justifient pleinement le nom des collines. |
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| Elles nous mènent à la "Pagode de la Longévité", ou "pagode vernissée", érigée comme le monastère en 1780. Cette pagode, haute de 30 m, se compose de 7 étages à pans coupés renfermant des niches vernies. Des clochettes de bronze, suspendues à chaque extrémité des encorbellements, tintent gaiement sous la brise...Le pavillon de base, octogonal, a des portes voutées en pierre, et 8 Bouddhas sereins sont sculptés sur les murs. La pagode, brûlée en 1860 par les forces anglo-française, a été reconstruite à l'identique en 1965, devenant alors le symbole de ces collines. En ce lieu chargé d'énergie, des jeunes s'entraînent aux Arts Martiaux, à grands cris guerriers : nous avons médité tranquillement, baignés de soleil, puis crié aussi, avant de redescendre vers les jardins inférieurs, le lac et sa cascade. | ||
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Le mot "pagode" vient probablement du sanscrit "bhagavan", nom donné aux divinités bouddhistes, qui signifie, à peu près, "seigneur"... La pagode chinoise, venue de l'Inde sous la dynastie des Han de l'Est (25 -220), est une partie intégrante de l'architecture religieuse bouddhique. Elle peut avoir des fonctions votives, commémoratives et abriter des reliques. En général, une pagode comprend trois parties nettement distinctes : le soubassement qui se présente sous la forme du palais souterrain servant à conserver les reliques, le tronc destiné à abriter les statues de Bouddha et la pointe, à la forme d'un stupa proprement dit. En effet, le style chinois s'inspire de la partie supérieure des stupas indiens : plusieurs étages s'élèvent, le plus souvent impair : 1, 3, 5, 7... jusqu'à 17. Ils sont séparés par des corniches de briques à encorbellements. Les plus anciennes pagodes chinoises avaient toutes une structure en bois qui ne résistait ni au feu, ni à la pourriture, c'est pourquoi les pagodes datant de cette période sont très rares aujourd'hui. Plus tard, elles ont été construites avec des briques, des pierres, des tuiles vernissées, du bronze, du fer et d'autres matériaux. En plus de leur rôle religieux, une pagode, en Chine, peut servir d'observatoire, de phare ou d'emblème d'une ville : On en voit souvent dont l'utilité n'est plus religieuse, mais civile ou simplement ornementale ! |
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