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Lors de notre deuxième voyage, en 2006, nous sommes revenus aux Collines Parfumées, mais le parc est tellement grand que nous y avons vu d'autres paysages.
Nous sommes passés par l’entrée Est, sous un doux soleil printanier qui fait resplendir le Hall du Bouddha Jieyin devant lequel nous passons.
Bâti originellement en 1186, il a été agrandi par l’empereur Qianlong au XVII°s. Au-dessus du portail d’entrée, une magnifique inscription en bois sculpté, peint et doré lui rend d’ailleurs hommage.
C’est un ravissant pavillon aux délicates portes rouges : nous sommes ici sur le site et dans l’enceinte de l’ancien Temple Xiangshan à la triste destinée…
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Parterres arrondis et courbes sinueuses des allées du Hall du Bouddha Jieyin | |
Le premier édifice religieux date des débuts de la dynastie Tang, au VII°s. Modifié sous les Jin, les Yuan, les Ming, il a été chaque fois rebaptisé différemment. Finalement, c’est l’empereur Qianlong qui lui a donné son nom et sa forme définitive, traditionnelle des temples de cette époque. «Ouverture sur la rue, le temple au milieu, le jardin à l’arrière».
Il en a fait l’un des 28 joyaux du jardin Jingyi, aussi nommé «Parc exquis», dans ces Collines Parfumées. C’était alors le plus grand et beau complexe religieux des environs de Beijing.
Malheureusement ce magnifique ouvrage a été détruit en 1860 par les forces anglo-françaises puis en 1900 par l’alliance des 8 puissances, lors de la révolte des Boxers…
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Senteure et couleurs se répondent près du lac Yangjinghu dans les Collines Parfumées | |
Il n’en reste que quelques vestiges, que nous voyons au cours de notre promenade.
Nous passons devant le lac Jingcui et montons doucement une allée boisée qui nous mène devant une source, devant le Pavillon Cuiwei.
L’endroit est magique : les arbres centenaires forment autour de nous une conque naturelle, l’eau sourd doucement de la source, protégée par son abri, les fleurs, disséminées sous les pins, rivalisent de couleurs et d’odeurs, justifiant ainsi le nom des collines.
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Les collines parfumées : pins centenaires et source bruissante | Les collines parfumées : stèle aux inscriptions |
Il est très tôt : de nombreux Chinois, en petits groupes ou isolés, font leur gymnastique matinale dans le sous-bois.
Face à la source, nous faisons du Qigong puis chacun part à la découverte de ce délicieux jardin.
Michel monte vers l’emplacement du Temple Xiangshan, dont il reste des stèles, l’Ecran de pierre et le Monument impérial.
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Les collines parfumées : stèle aux peuples de la Chine ancienne | Les collines parfumées : allée et escalier de l'Ecran de pierre |
Une des stèles rend hommage aux arbres centenaires, par des inscriptions rédigées par Qianlong lui-même lors de 2 de ses passages dans le Temple, en 1773 et 1785.
Elles ont été gravées respectivement en caractères Mandchou, comme l’empereur, puis Mongol, Han et Sanscrit.
Un représentant de chacun de ces peuples, sculpté en ses habits traditionnels, en bas-relief, soutient la stèle.
Un escalier monumental mène à l’Ecran de pierre, gravé de sutras sacrés dédiés aux anciens Bouddhas de la Compassion et de la Bienveillance. De là, la vue sur le parc, ses lacs, ses arbres ainsi que les environs est superbe.
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Les collines parfumées : lac et kiosque aux grues sacrées | |
Marie-France, quant à elle, a préféré la nature et suit des sentiers ondulants au rythme de la colline et des règles du Fengshui, bordés de pelouses aux fleurs mauves.
Le parc est très fleuri, en ce doux printemps. Cerisiers, pruniers en fleurs, forsythias, glycines, lilas, chacun nous fait une fête de couleurs et de senteurs. Il y a même un arbuste où les fleurs sont à la fois rouge foncé et rose vif : effet d’une hybridation délibérée ou spontanée ?
De temps en temps, un petit kiosque permet de se reposer ou de méditer. Des grues, dans l’herbe, ne bougent pas lors du passage des promeneurs : normal, ce sont des sculptures criantes de vérité qui posent dans des champs de tulipes et de pivoines.
Une cascade de rochers dressés revient le long du lac Jincui, orné de nénuphars qui attendent de fleurir, bordé de pavillons et de pins centenaires.
Calme, douceur, sérénité, beauté… Il est difficile de quitter de tels endroits !


