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A 30 km à l'ouest de Pekin, nous visitons le Temple Je Tai Si ("si" veut dire "temple"). Son nom peut se traduire par "Temple de la Terrasse de l'Ordination".
Il date de la période Kaihuang de la dynastie Sui (581-600) et est aussi célèbre par son grand autel de l'Ordination, qui renferme les préceptes bouddhistes, que pour les nombreux pins extraordinaires qui poussent dans son enceinte.
Ce temple était réservé, à l'origine, à l'usage impérial. Le palais de la Cour des Pivoines, qui se trouve en son centre, a d'ailleurs servi 10 ans de résidence au Prince Gongqing, de la dynastie Qing.
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Temple de Jinggang : le porche d'entrée, ses lions gardiens et une vue générale de la cour du temple |
Son architecture mêle subtilement le style Pékinois traditionnel à l'architecture du sud du fleuve Yangtze...
Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par un petit marché. Les paysans de la région viennent vendre en direct leur production. Le plus étonnant, c'est la taille de certains oeufs : mais non, en fait, c'est normal, ce sont des oeufs d'oie...
Il y a aussi des étals de souvenirs et "d'antiquités", des cages à oiseaux, que l'on ouvre pour faire s'envoler les occupants, et de curieux fagots de bois.
Ce sont des bâtons en poirier, taillés en fourche, que l'on dispose contre un arbre, puis on fait un voeu ou une prière... le bâton en sera le vecteur !
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Temple de Jinggang : les dieux gardiens de la Porte, sous le porche | Temple de Jinggang : la montagne, le temple et l'arbre au sortir de l'hiver |
Mais nous pénétrons maintenant dans l'enceinte sacrée. Le porche ouvre sur la première salle, le San-meng-dian (le hall de la porte de la montagne).
Elle offre une orientation unique dans un temple bouddhiste en ouvrant vers l'est, alors que, traditionnellement, les bâtiments religieux et palatiaux sont disposés autour d'une cour comme l'univers autour de son centre, sur un axe nord-sud, et s'ouvrent face au sud.
Mais comme on consultait toujours un géomancien pour déterminer l'emplacement le plus favorable lors des constructions, peut-être a-t-il changé cette orientation en fonction des vents et des cours d'eau (le fengshui), et des influences yin et yang qu'il ressentait sur place...
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Temple de Jinggang : deux des sanctuaires de Bouddha | Temple de Jinggang : une jolie porte-lune entre deux courses |
Cette salle abrite les Dieux de la porte, gardiens du Temple. Ils doivent avoir l'air féroce, pour éloigner les mauvais esprits !
Ils brandissent leurs armes, l'un crie "RHAA !", en soufflant un nuage blanc par les narines, l'autre "HEUNGH !" en en exhalant un jaune par la bouche, ce qui fait qu'on les nomme aussi les Généraux Blanc et Jaune...
Dans la seconde cour, la salle du grand autel de l'ordination (le Jie-tai-dian)est aussi étonnante : c'est la plus grande de toute la Chine.
C'est là que se déroulaient les cérémonies d'ordination des moines bouddhistes.
La plate-forme de l’Ordination est une grande structure à 3 gradins ornée de 113 statues de Bouddha, placées dans des niches autour du socle, dans le coin nord-ouest du temple.
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Temple de Jinggang : légendes de la vie de Bouddha et de ses Arhats | Temple de Jinggang : Bouddha aux 12 bras sur sa fleur de lotus |
Pendant 900 ans, on y a ordonné les élèves les plus prometteurs des écoles monastiques, à tel point qu’on l’avait nommé le Beida (l’université pékinoise) du Bouddhisme
Une brise légère nous rafraîchit, nous baignons dans une atmosphère de douceur et l'harmonie. Nous nous installons alors en cercle autour d'un pin sacré, et y faisons quelques exercices de Qi Gong.
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Temple de Jinggang : le Boddhisattva de la Compassion | Temple de Jinggang : Guanyin, déesse de la Compassion |
Nous visitons ensuite le magasin du temple, sur un des côtés de la cour, qui nous offre nos premiers émois : CD de musique bouddhiste, objets décoratifs, et pour Marie-France un bracelet de jade translucide dont elle rêvait depuis Paris !
Dès la plus haute antiquité, Le jade ("yu"), matière résistante mais douce au toucher est un témoin important de l'histoire de la Chine. Sa dureté, sa beauté, son poli en ont fait la pierre préférée des Chinois.Il représente un symbole attaché aux cinq vertus confucéennes et traditionnelles : la bienveillance, la droiture, la bienséance, la sagesse et la loyauté.
Sous le nom de jade, on regroupe en fait plusieurs minéraux, la néphrite et la jadéite.
La jadéite (yingyu), est plus dure, plus rare, plus translucide. Sa couleur varie généralement du blanc au vert, mais peut aller jusqu‘au bleu lavande ou au violet.
On l’appelle aussi « feizui », à cause de sa couleur éclatante rappelant les plumes brillantes du martin-pêcheur.
La néphrite (ruanyu) est une pierre opaque possédant, selon la teneur en fer, plusieurs couleurs allant du verdâtre au blanchâtre en passant par des teintes mauves ou rosées, voire jaunes, du plus clair au plus vif, ou noires…
On range aussi, parfois, dans cette catégorie, tout un éventail de pierres fines comme l’agate multicolore…
Aux époques impériales, le jade servait comme pièces de sacrifice dans les rites funéraires, car il était sensé protéger les corps de la décomposition. ...
Les taoïstes croyaient que la pierre, réduite en poudre, donnaient accès à l'immortalité des Sages. Elle servait aussi, comme maintenant, à fabriquer des bijoux, des amulettes ou des objets décoratifs.
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