|
|
|
|||
Les gorges de Longqinxia | ||||
|
|
|
Vous êtes ici : Accueil > Chine > Environs-Pékin > Les gorges de Longqinxia | ||
|
|
|
|||
![]() |
Ce matin, notre car nous dépose en pleine nature : nous sommes entourés de montagnes à l’air sauvage. Devant nous, de petits chevaux bruns paissent une herbe rare, harnachés pour la promenade… mais ils ne sont pas là pour nous. Nous traversons la rivière Longqinxia, celle «du dragon content». C’est certainement lui, le dragon, qui a creusé les gorges que nous allons visiter aujourd’hui. Nous arrivons au site par un temps froid et brumeux, mais l’entrée est égayée par une voûte de lanternes d’un rouge éclatant. |
|||
|
|
|
|
||
|
|
|
D’un côté d’une large avenue, des boutiques, hôtels ou restaurants témoignent d’une grande activité touristique, mais il est encore tôt dans la saison pour ça. De l’autre côté, des pierres dressées sont suivies de statues d’oiseaux et d’animaux divers puis… d’une curieuse vision d’un Disneyland à la chinoise : un mini parc d’attractions où Mickey côtoie des divinités locales sous des lanternes géantes. On est en pleine dégradation commerciale d'un superbe site naturel ! On se hâte, croit-on, de dépasser le cauchemar, quand on arrive à la base d’un barrage. Le dragon du fleuve est là, tout content : immense, vert et jaune comme un perroquet, il cache en son sein zigzagant plusieurs volées d’escaliers mécaniques qui montent à l’assaut de la montagne. Nous entrons, résignés, dans sa gueule, et, à la sortie, débouchons dans un boyau gris et humide qui traverse la montagne : ce sont les Grottes Baihua, qui débouchent sur un embarcadère et une station de téléphérique. Au-dessus de nos têtes passent des œufs qui montent au sommet. Mais nous embarquons sur un des bateaux qui attendent, amarrés à contre, pour une croisière dans les gorges. C’est une sorte de «bateau-mouche», avec plusieurs rangées de sièges aux couleurs vives, qui va suivre les méandres de la rivière. A notre grande surprise, parce que nous sommes quand même fin avril, d'importantes plaques de glace persistent dans les anfractuosités des rochers, rafraîchissant sérieusement la croisière ! Les plaisanteries fusent de toutes parts « Ici Titanic, iceberg à 11 h… » Nous longeons au passage un ou deux bateaux abandonnés le long de la rive, qui rouillent là, en paix, sous l’œil des touristes : curieuse vision pour un lieu sûrement très fréquenté en été ! Les falaises, grises et austères, pour ne pas dire sévères, nous surplombent, abruptes, nous écrasent presque de leur hauteur. De temps en temps, lorsque la rivière s’élargit en lac, une roche, détachée de la montagne, se dresse, solitaire, au milieu du courant. Nous en faisons soigneusement le tour. Le spectacle de cette montagne, vu d’en bas, est à couper le souffle : oubliées les débauches folkloriques de tout à l’heure, nous sommes saisis par tant de beauté et de majesté. |
|
|
![]() |
|
|||
|
|
|
|
||
![]() |
Parfois, au milieu d’une falaise à pic, une inscription est gravée en grandes lettres rouges : que dit-elle et qui est monté jusque là pour la peindre ? Paradoxalement, vu le froid, accrochés au flanc des rochers, des arbres sont déjà en fleurs et illuminent cette grisaille de taches blanches vaporeuses. Nous accostons pour aller visiter un temple dans la montagne. En descendant du bateau, deux casse-cous de l’expédition remarquent un trapèze de saut à l’élastique qui surplombe une courbe de la rivière. Curieusement, c’est à cet endroit qu’un petit sanctuaire, une stèle gravée entourée d’arbres d’un rubis extraordinaire, est disposé sur une jetée avançant dans l’eau. Or, en nous rapprochant, nous voyons que les arbres sont en pur plastique : cet endroit, sûrement très riant sous le soleil, compte tenu du manque de luminosité d'aujourd'hui, prend alors un aspect très étrange ! Mais nous allons maintenant grimper dans la montagne pour visiter le Temple bouddhiste Jinggangqui domine la rivière. | ![]() |
||
|
|
|
|||