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La Grande Muraille, 長城, côté Ouest : la Passe de Juyong, 居庸關, |
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Vous êtes ici : Accueil > Chine > Les environs de Pékin > La muraille côté Ouest I > côté Ouest II |
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Nous arrivons au 2° fortin. Il y a toujours autant de monde... Nous le visitons au milieu des gens qui se reposent, boivent, mangent et rient... A la différence de ses prédécesseurs qui n'en érigeaient qu'à l'endroit de chaque passe, Qin Shihuangdi a fait construire une tour de guet tous les 30 mètres. Ainsi une forêt de fortins se dressait-elle tout le long de la Grande Muraille pour que les troupes puissent y rester en garnison toute l'année. Elles pouvaient s'y abriter de la pluie et du vent et y vivre confortablement (ou presque !)... en dehors des batailles. En effet, des gardiens de pierre nous attendent, témoins de la vie passée. Aux environs des tours, on a découvert des mortiers en pierre, utilisés sans doute par les soldats pour décortiquer le riz quotidien ! |
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Les uniformes militaires : Dans l'ancienne Chine, les militaires portaient un casque et une cuirasse. D'après des statues et des objets exhumés dans le Henan, on sait que les plus anciennes cuirasses étaient en rotin ou en peau d'animal. Les plus solides étaient en peau de rhinocéros ou de requin, ornées de couleurs, en général, le rouge, le jaune, le noir et le blanc… Avec un casque également en rotin, le soldat avait les parties les plus importantes du corps protégées. Mais, à mesure que les combats devenaient de plus en plus acharnés, à cause de l’apparition des armes en fer, les cuirasses en peau n’ont plus répondu aux besoins de protection. D'où l'apparition de cuirasses en métal sous la dynastie des Zhou. En cuivre d’abord, puis en fer… C’est sous la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220 ap. JC.) que les cuirasses en fer remplacent une fois pour toutes celles en peau d'animal. Les statues de soldats en argile découvertes à Yangjiawan, près de Xianyang, dans le Shaanxi, nous montrent que ces cuirasses sont presque toutes enduites de noir. Nous voyons ici qu'elles ont évolué dans le temps. D'abord composées de deux simples pièces rectangulaires reliées par des cordes de chanvre ou des lanières de peau, elles prennent ensuite la forme d’écailles de poisson articulées. Ce modèle plus évolué, originellement destiné aux généraux, se généralise et favorise davantage les mouvements de celui qui la porte. | ||||
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| Nous repartons et arrivons vaillamment au 3° niveau : une tourterelle, fatiguée ou intriguée, vient nous rendre visite. A quelques mètres de là, un petit sentier descend vers la droite : là, un bâtiment grave aux courageux grimpeurs une plaque en cuivre attestant leur vaillance ! Partis sur notre lancée, nous le demanderons à la descente... Les tours que nous avons traversées ont trois étages. Le premier
s'ouvre sur une plate-forme sur 3 côtés du bâtiment, le deuxième est fermé par deux portes en
bois et percé de meurtrières pour tirer à l'arc, et le troisième étage se
termine par des créneaux, derrière lesquels nous nous réfugions pour nous reposer et boire un peu...Chaleur et fatigue, mais nous dècidons néanmoins de continuer. Lorsque Marie-France s'assied un peu pour reprendre son souffle, une bande d'étudiants rigolards l'abordent en anglais et lui demandent s'ils peuvent se faire photographier à côté d'elle : comme c'est la seule blonde à la ronde, elle posera successivement avec chacun, immortalisée dans toute la Chine grâce aux appareils numériques... |
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La descente s'avère plus difficile et plus lente que la montée. Dès que nous rejoignons le 3° fortin, la foule se redensifie : on voit bien, en bas, que les visiteurs continuent à affluer. De plus, il faut compter avec le vertige qui a saisi quelques grimpeurs : une dame est ainsi obligée de descendre à croupetons, genre "danse des canards", sa petite fille cramponnée dans ses bras, le visage enfoui dans les cheveux de Maman, et qui crie de peur chaque fois que cette dernière essaye de se relever normalement : 4 000 marches comme ça, c'est un bel exemple d'amour maternel ! En bas, les amis déja revenus nous attendent. Un petit tour par les marchands de souvenirs, et là, nous recevons un coup au coeur : les mêmes plaques gravées au nom des NON-grimpeurs atteste de leur passage : non mais, quel culot ! Mickaël, notre gentil guide, nous offre 2 petits gâteaux pour nous requinquer... Cela nous permet d'attendre la fin du groupe et le bon déjeuner qui nous attend au Centre, où chacun peut commenter ses exploits... |
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