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Dans Hohhot la «ville verte» des Chinois et «bleue» des Mongols, la vie est attestée depuis plus de a 500 000 ans. Au fil du temps, trente-six ethnies s'y sont installées et coexistent dans cet environnement au climat agréable et aux alentours verdoyants, entre lacs, rivières, hauts plateaux et montagnes. Ce qui explique la quantité de monuments et de vestiges historiques qu'on y découvre.
Nous visitons le temple Da Zhao (ou Dazhao), Wuliang Si («le Temple Infini») en chinois, le plus ancien et le plus grand temple de Hohhot. C'est un monastère bouddhiste tibétain, appartenant au courant des Bonnets jaunes, la «secte Gelu», comme le Temple des Lamas de Beijing.
Il a été fondé en 1579, par le chef mongol Alatanhan, en même temps que la vieille ville Ming (1368-1644), et en son centre, dans une ruelle étroit à l'ouest de Tongdao Nan Jie.
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Le temple vu de la place | Le porche monumental et un ornement |
Un porche monumental et coloré ouvre, devant le temple, une place vaste et animée. Il domine 8 stupas blancs alignés qui semblent surveiller une fontaine miraculeuse, située à 20 mètres de l'entrée.
Lors de la grande sécheresse de 1696, l'empereur Kangxi (des Qing) était venu prier dans le temple. Son cheval, pris de soif, frappa le sol de son sabot et fit jaillir cette eau tant désirée.
Le temple présente un bel exemple de l'architecture sino-tibétaine du XV° siècle. Les habitants de Hohhot l'appellent «le temple du Bouddha d'argent», le Yinfo Si, parce qu'il contient une statue en argent étonnante de 10 pieds (un peu plus de 3 mètres) du Bouddha Sakyamuni, consacrée par le troisième Dalaï Lama en 1586.
L'ensemble rénové et agrandi en 1640, sous la dynastie Qing, dans le respect du style original occupe, depuis, l'imposante superficie de 30 000 m2.
Escortés par notre guide et suivis par un «petit lama», nous commençons la visite. Un petit lama est un apprenti moine aux journées chargées.
Il y a ici 27 petits lamas, entre 14 et 21 ans, qui partagent leur temps entre la lecture des soutras en tibétain, tenir compagnie à la statue du Bouddha, et recevoir les touristes.
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Les tours de l'horloge et du tambour | Brûle encens et lion gardien |
Depuis octobre 2006, le temple a d'ailleurs ouvert un cours d'anglais à l'intention des petits lamas, ce qui leur permet d'accueillir les visiteurs étrangers qui y affluent et de leur rappeler les limites d'un lieu consacré à la prière : par exemple, les dissuader de prendre des photos du Bouddha.
Nous nous promenons de cour en cour, chacune ornée de mats et de rubans votifs multicolores entre lesquels on tend des bannières en toile lors des fêtes. Au sol, des cercles blancs indiquent la place des lamas à ces occasions.
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Une des guides mongoles | Bestiaire fantastique de toit |
A leur propos, nous apprenons une différence avec ceux que nous avons déjà rencontrés : vu le peu de légumes et de plantes qui poussent en Mongolie, les lamas ont le droit de manger de la viande, à condition qu'elle ne soit pas trop « chargée d'énergie et de vitalité » : la viande de veau, d'agneau ou de poulet est autorisée, mais pas celle des animaux adultes, ni la chair du poisson (pourquoi ? Mystère !)
Nous retrouvons ce que nous avons déjà vu à Pékin dans la première cour : les tours de l'Horloge (à droite) et du Tambour (à gauche) qui résonne matin et soir lors des offices. Ensuite, le pavillon des 4 rois du Ciel, les Gardiens du temple, avec leurs couleurs et leurs attributs respectifs.
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Des cours colorées | Les pavillons du temple |
Au-dessus du temple, aux toits rouges, de la couleur royale des Ming, se dresse le cercle Faluin, la roue magique qui tourne virtuellement pour écraser les malheurs et les souffrances du Monde.
Il est encadré par deux brebis, emblème du bouddhisme mongol. Comme dans d'autres monuments, nous retrouvons les grandes bassines de cuivre emplies d'eau qui servent à maîtriser les incendies, ravageurs sur ces bâtiments en bois.
Quelques belles pièces, de pavillon en pavillon, nous retiennent : dans le deuxième temple, une peinture ancienne sur toile qui dessine le temple originel, ailleurs, une impressionnante collection d'instruments de musique traditionnelle ou de sculptures de dragons qui content des légendes mongoles.