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Hohhot, qui se dit et s’écrit en chinois : 呼和浩特, (ou, en abrégé, Hu shi : 呼市), en pinyin Hūhéhàotè et parfois Huhehot, est la capitale de la République autonome de Mongolie Intérieure, fondée en 1947. Nous en fêtons donc l’anniversaire des 60 ans.
A l’entrée de la ville, nous longeons une sorte de palais formé de grandes yourtes en dur, blanches, ornées de couleurs vives : c’est le centre équestre et le champ de courses le plus grand de toute la Mongolie, puisqu’il peut accueillir 5 000 spectateurs à la fois. Il faut dire que le cheval garde beaucoup d’importance dans la vie mongole, encore de nos jours.
Lio, notre guide, nous conte l’histoire de la ville, séparée en quatre grandes parties.
La première ville, la plus ancienne, formait un carré de 290x290 mètres. C’est le Khan mongol Altan, venu du désert de Gobi, qui a fondé là un monastère fortifié au XVI° siècle, vite entouré d’une ville qu’il a appelée Hohhot.
Ce nom signifie « ville bleue » (xöx xot) en mongol, d’après la couleur des murs du temple, construits en briques bleues et celle du ciel, déifié.
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Entrée de Hohhot | Rue principale |
Une nouvelle ville a ensuite été fondée par les Mandchous de la dynastie Qin, à environ 2,5 km au nord-est.
Nommée Xincheng (Ville nouvelle), elle forme la partie moderne de Hohhot.
Rattrapées par l’avancée des constructions et de deux autres quartiers, les différentes villes ont été ensuite réunies sous le nom général de Hohhot, que les Chinois traduisent par « ville verte », de la couleur de la grande prairie où la cité a été érigée. Curieux, non ?
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Le symbole de Hohhot | Une mini tour Eiffel |
L’animal totémique de la ville est le cheval, nous en voyons des représentations dans tous les parcs. C’est beaucoup plus agréable que nos nains traditionnels !
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Le centre ville moderne de Hohhot | |
Nous voyons bien que Hohhot est aussi et surtout une ville chinoise : des forêts de grues, comme dans tout le reste du pays, montrent le développement forcené des cités modernes.
Les nouveaux quartiers, dessinés et séparés par de grandes artères en lignes rectilignes alignent leurs barres de bâtiments ou leurs gratte ciel.
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Les rues de Hohhot : le royaume du vélo | |
Ce qui est aussi étonnant, dans cette ville, c’est le mélange de modernité et de tradition. Les enseignes et magasins des grandes avenues valent ceux de nos grands boulevards parisiens, mais sur les trottoirs, vélos et tricycles de commerçants ambulants proposent gadgets ou nourriture.
Frits, grillés ou bouillis sous nos yeux, les plats sont élaborés à toute vitesse par des cuistots gantés et masqués, sous les yeux attentifs des acheteurs qui les consomment de suite ou les font emballer pour le repas de midi ou du soir.
Nous nous installons à l’hôtel Shi Hao, tout neuf et moderne, et idéalement situé à la lisière des vieux quartiers. Entre deux excursions dans la steppe, nous nous promenons en ville pour en découvrir les charmes, aperçus depuis les fenêtres de notre chambre, située au 12° étage.
L’hôtel Shi Hao nous offre une agréable surprise : un restaurant panoramique tournant au dernier étage, le 22°.
Pour nous, au moins deux intérêts : De là, nous avons une vue à 360° sur la ville, de ses quartiers les plus anciens aux plus modernes, et, comme il est surmonté d’une petite Tour Eiffel (hé, oui…), il est facile à repérer de loin…
Il n’est pas possible de se perdre lorsqu’on revient d’une balade en ville !
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Vue panoramique à l'hotel Shi Hao | Le futur repas mongol ? |
Les tables tournent doucement le long des baies vitrées autour du centre, fixe, qui aligne de riches buffets et consoles où officient les cuistots. Une dame, par exemple, y taille des nouilles fraîches à partir d’un pâton préparé en cuisine.
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Dessert au restaurant | Une tortue comme repas ! |
Elle les plonge ensuite dans un wok d’eau bouillante et les sort presque immédiatement, cuites comme il le faut, à l’aide d’une écumoire géante et les assaisonne à la demande.
Le matin, d’aimables jeunes gens cuisent les œufs de toutes les manières possibles, et lors des autres repas, coupent, émincent, ébouillantent ou font frire sous nos yeux les plats du jour…

