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De cour en cour, se succèdent des brûle-parfums où se consument d’impressionnantes quantités de bâtons d’encens aux fumées blanches et odorantes.
Des tortues-bixi soutiennent des stèles impériales, des lions de bronze de la période de Qianlong gardent les halls monumentaux.
Celui qui protège le Hall de l’Harmonie et de la Paix, le Yonghegong, est unique en Chine : à son cou pendent deux cloches et trois boutons de lotus, des écailles ornent ses pattes…
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Le Yonghegong et ses lilas printaniers | Pavillon latéral des Sciences |
Les salles qui se succèdent abritent de nombreuses statues du panthéon bouddhiste et des objets de valeur, comme des peintures et des calligraphies, des sculptures, des broderies de soie, des costumes.
Comment les nommer toutes ? Nous nous contenterons de décrire ce qui nous a le plus impressionné !
Dans le hall principal, qui était celui où le Prince Yong tenait ses réceptions, le Yonghegong Dian, le «hall des Bénédictions éternelles» au toit d’or, les trois Bouddhas du passé, du présent et de l’avenir nous accueillent dans un clair obscur emprunt de sérénité. Ce sont, respectivement, Dipamkara, Sakyamuni, entouré de ses 2 disciples favoris et Maitreya.
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La fumée de l'encens s'élève devant les pavillons sacrés | Dans les cours, les pins apportent leurs tonalités verdoyantes. |
De chaque côté du hall, 18 statues d’arhats nous encadrent. Ces disciples élus portent les insignes de Bouddha : bâton de moine, chapelet, souris blanches, écritures sacrées… Le stade d’arhat succède à celui de moine méritant et précède celui de bodhisattva puis de bouddha : statut envié et difficile à atteindre !
Une amusante statue dans le hall Devajara : une représentation de Pu-tai ou Bu-tai, le Bouddha rieur, ventripotent et chauve, détend l’atmosphère au passage !
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Les avant-toits retroussés du Wanfuge | Une autre vue du magnifique Wanfuge |
Dans la cinquième et dernière cour, nous trouvons la merveille du Temple.
C’est le Wanfuge Hall, haut de 30 m. Il est composé de 3 pavillons somptueusement sculptés réunis par des galeries et des passages qui en font «la réplique du paradis».
Dans l’édifice central, à trois étages, celui de l’Infini Bonheur, aussi nommé Tour du Bouddha
géant, une statue colossale en bois dresse les 18 m de hauteur du Bouddha Maitreya, (Milefo en Mandarin, 彌勒佛).
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Les avant-toits retroussés du Wanfuge | Une autre vue du magnifique Wanfuge |
Sous le sol, la statue descend encore sur 8 m pour lui assurer sa stabilité. Le livre des records assurait en 1990 que c’était la plus grande statue du monde taillée dans un seul tronc de santal…
C’est le septième Dalaï-lama qui l’a offerte à l’empereur Hongli.
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Le Bouddha Maitreya, géant de 18 mètres... | |
Autour du grand Bouddha, il y a plus de dix mille petites statues de Bouddha. Comme en chinois le mot bouddha (fo) ressemble au mot bonheur (fu), le Pavillon Wanfu se nomme aussi bien «des Dix Mille Bonheurs» que «des dix mille Bouddhas».
Comment ne pas parler de la salle de la Roue et de la Loi, Falundian, où ont lieu les cérémonies ?
Ce curieux bâtiment en forme de croix, de style mixte chinois et tibétain est égayé de pins et de bambous. La figure centrale en est le fondateur du bouddhisme Ghelug-pa, Djé Tsongkhapa.
Il est entouré de plus de 300 volumes qui forment le canon bouddhiste tibétain, enveloppés dans des brocards de soie et disposés le long des murs latéraux.
Ou du pavillon Bangein, dédié au souvenir des relations nouées au fil du temps entre les maîtres du pays et le dalaï-lama à partir de photos, reliques et autres documents ?
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Une superbe succession de toits et de galeries | |
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Le Wanfuge se lance à l'assaut du ciel | |
On y voit, par exemple, la méthode imposée par Qianlong pour le choix du Panchen-lama : un tirage au sort auquel le gouvernement actuel a recouru de nouveau pour la nomination de celui qui, en Chine, remplace le Dalaï-lama en exil…
Ou du pavillon Jietai, qui accueille, en ce moment, une magnifique exposition d’art sacré bouddhiste tibétain ? Elle montre aussi bien des Bouddhas que d’anciennes divinités tantriques se livrant à la méditation ou à de ravissantes scènes érotiques, autre façon d’atteindre le nirvana…
Nous avons essayé de photographier quelques moines, si beaux dans leurs vêtements rouges ou jaunes, mais ils se sont en général dérobés à nos demandes.
Seul, un jeune moine, désœuvré à l'arrière du Wanfuge, a accepté : il a même pris complaisamment la pose, nous accompagnant ainsi jusqu’à la sortie de son sourire lumineux.

