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Le port de Laoshan | ||||
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En sortant du temple, nous nous arrêtons un moment pour profiter de la sérénité des lieux. Souvent, passés les murs des enceintes religieuses, on se retrouve en pleine ville. Ici, nous sommes dans le creux d’une grande baie. Devant nous, un petit port de pêche. Le soleil baisse doucement sur l’horizon, les pêcheurs rentrent au port, l’heure est douce et calme. Nous partons vers le port en longeant la mer. Comme nous, quelques moines se promènent, méditant face au clapotis de l’eau. | ||||
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| Nous longeons la falaise, où s’alignent quelques baraques peintes en vert et blanc remplies de bacs et de réservoirs : on a l’air d’y garder le poisson ou les crustacés vivants. Nous sommes, en effet, dans un espace côtier long de quelque 180 km, à l’est de Qingdao, qui constitue un habitat et un lieu de reproduction idéals pour de très nombreuses espèces de poissons tels que la daurade, la sciène, la perche, ainsi que plus de 30 sortes de fruits de mer et crustacés, dont les crevettes géantes, les holothuries, le crabe, la conque et les ormeaux etc. | ||
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Ce doit être dans des endroits de ce genre que viennent s’approvisionner les mandataires des restaurants de fruits de mer. On y voit, en effet, dans des aquariums qui donnent sur les salles du restaurant, le poisson ou l’holothurie attendre qu’on vienne les chercher... Les barques qui rentrent peu à peu sont très belles : pas toutes neuves, en bois brut aux tons éteints, elles ne sont pas peintes mais bien propres. Les marins les nettoient à grande eau, mettent le produit de leur pêche dans des seaux, rangent les cordages et les filets, et montent sur la jetée. Un moine, un peu en retrait, les attend et bénit poissons et coquillages. Nous allons au bout de la jetée voir la Mer Jaune, la Mer de Chine. Nous sommes face au Japon et à la Corée … |
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![]() | La falaise descend à pic dans l’eau : rochers déchiquetés aux nuances brunes et grises, égayées du vert des arbres qui se parent peu à peu de leur feuillage. Là-haut, un petit kiosque tranche sur le granit avec ses couleurs gaies : quel bel endroit ce doit être pour méditer ! Les pêcheurs, leur tâche achevée, rentrent à la maison. Sous la falaise, il y a un mur qui n’avait pas attiré notre attention à l’aller. Il cache l’entrée de leur village, qui a l’air bien triste. Ce sera la seule note de la journée qui nous rappellera le gouffre qui sépare la Chine riche de l’autre, industrieuse et bien pauvre. Mais en revenant vers le car, nous trouvons les femmes de ces pêcheurs, qui viennent nous tenter avec le contenu de mystérieux paniers. En plus des colifichets habituels, elles nous proposent des coquillages ou des articles faits en nacre : bijoux, petits objets, perles au kilomètre… Celui qui retient notre attention est un pêcheur buriné et souriant qui bavarde avec notre guide : il vend des sachets d’herbes de la montagne aux multiples vertus : détoxifiantes, drainantes, calmantes, à boire toute la journée, seules ou dans notre thé habituel… Il fait un tabac avec toutes les dames du car : c’est beaucoup plus amusant d'acheter sa tisane au presque "Vieux de la Montagne" que sur catalogue !!! | ![]() | ||
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Lorsque nous rentrons sur Qingdao, en longeant la mer, nous profitons encore d’un moment magique, du haut de la corniche : poussés par le flux de la marée, les filets de pêche, posés pour la nuit sur plusieurs rangées, forment sur l’eau dorée par le soleil déclinant une dentelle qui épouse parfaitement l’arrondi du golfe. C’est les yeux pleins de ce spectacle apaisant que nous rentrons à la maison ! | ||||
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