Le temple de Laoshan, 

 


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Après une fructueuse matinée de magasinage dans les belles enseignes de Qingdao, nous partons par le front de mer de la ville, admirant au passage les belles villas de style autrichien ou les immenses buildings modernes qui leur succèdent.

Sur notre route, nous passons sous les panneaux et oriflammes qui annoncent les JO de 2008 : c’est sûr, la ville sera prête !

Nous longeons des collines où se succèdent les plantations de thé, le «thé vert de Qingdao». Nous entrons dans le Parc national régional, puis nous passons dans une magnifique région forestière. Pendant une quarantaine de km, se dressent les pitons rocheux du mont Laoshan d’où jaillissent des eaux minérales réputées. On peut y faire de belles excursions, mais ce n’est pas notre but aujourd’hui : nous allons au temple taoïste (de 道教, dào jiào, littéralement : la religion, ou l'école, de la voie) de Laoshan.

 

 


 

 

Laoshan : l'entrée du Temple et un pavillon

Le Temple de la Grande Pureté, le Taiqing gong se love délicatement au pied de la montagne, face à la mer.

Toute la montagne est associée aux huit immortels, des êtres aux pouvoirs surnaturels, mais ce temple est plus particulièrement dédié aux trois grandes personnalités du taoïsme :

Laozi (Lao Tseu, 老子), le fondateur de la doctrine, l’Empereur jaune, patron des alchimistes et des forgerons(黄帝, Huáng Dì), et l’Empereur de Jade,divinité suprême de la religion (玉皇, Yù Huáng ou 玉帝 Yù Dì).

un hall très décoré

 

 


 Laoshan : un gardien de la porte

Nous entrons par le grand portail, dans la 1° cour, qui a remplacé, pour des raisons de majesté, la porte originelle mais trop modeste du temple, qui se cachait de côté, face à l’est : de l’est vient « l’énergie violette » qui représente le plus haut degré de spiritualité…

Après cette cour, un hall très ornementé est flanqué de 2 tambours en pierre : plus ils sont gros, plus l’édifice, est important. Les toucher au passage prote bonheur : nous obtempérons immédiatement ! Il est gardé par les deux dieux gardiens de la porte qui brandissent farouchement leurs armes, les Généraux Blanc et Jaune qu’on a déjà rencontrés, par exemple au Temple Jietaisi, près de Beijing...

Nous arrivons dans une cour superbe, bordée d'arbres magnifiques. Un camélia de 260 ans, symbole de Qingdao, qui fleurit d’octobre à mars, est rouge de sa floraison.

A ses côtés, 3 arbres ont été plantés pour représenter Chine, la Corée et le Japon, 3 pays d’Asie unis malgré leurs désaccords ponctuels.

Huit statues d’immortels nous entourent: ce sont les fondateurs de la médecine taoïste traditionnelle, encore employée de nos jours.

2 ginkgo biloba (銀杏) nous surplombent. Ils ont plus de 1100 ans… Ce sont 2 mâles, pour 2 raisons : nous sommes dans un monastère d’hommes, pas de femmes à demeure ici.

Et, plus prosaïque, les arbres femelle émettent une odeur… heu, très forte ! Voulez-vous quelques détails sur le gingko biloba ? Le nom latin Ginkgo vient du chinois 銀杏 (銀 yín «argent» 杏 xìng «abricot» ; 銀杏 yínxìng «abricot d'argent»).

Laoshan : l'autre général gardien

 

Des gingko bilobas