Le temple de Laoshan

 


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  Les pavillons du temple de Laoshan

Le nom "d'abricot" du gingko biloba est dû à la couleur de ses feuilles, qui deviennent d’or à l'automne. Il symbolise l'éternité, car c'est un véritable fossile vivant qui remonte au jurassique moyen.

Il peuplait déjà notre monde il y a 300 millions d'années. On le croyait disparu, mais on en a retrouvé des exemplaires vivants à l'est de la Chine, au XVII" siècle, dans l'enceinte de temples isolés dans la province de Chekiang, ce qui a permis de le réimplanter un peu partout dans le monde, surtout comme arbre ornemental.

Quelques exemplaires ont dépassé les 1 000 ans et atteignent 40 à 50 mètres de hauteur. Nous en avons sous les yeux, ici à Laoshan, de parfaits exemplaires...

Nous passons ensuite dans la cour du temple du Yuanjun Hall, dédié à trois déesses, toutes de jaune revêtues : Bixia Yuanjun, (碧霞元君 ) Première dame du nuage émeraude, encadrée de Yanguang Niangniang (眼光娘娘 ), déesse de la vue et Sonzi Niangniang, (送子娘娘 ) déesse de la fertilité. Pendant que les fidèles leur offre fleurs et encens, une bande de moinillons excités nous hèlent en se cachant, rigolent et nous font des clins d’œil : plein de femmes, des occidentales et des blondes : quel bonheur !

Nous passons dans une cour qui ouvre sur un grand espace, une terrasse d’entraînement taoïste protégée par la statue en bronze de 2 dragons-qilin affrontés voguant sur les vagues…

Un moine se livre à un enchaînement de Tai-chi : une chorégraphie lente, aérienne. Ses pieds et les mains sont dans une pesanteur suspendue, il se déplace en effleurant la terre, s’immobilise, se pose sans faire de bruit, tel un grand félin, puis se déploie vers tous les points cardinaux autour du signe du Tao dessiné au sol. Par moments, une fulgurante accélération nous surprend… la démonstration est magnifique !

Nous allons voir le cimetière des moines où reposent quelques grands maîtres du taoïsme. A notre retour, ce moine est en conversation avec le supérieur du monastère : un moine jeune, très beau, très calme, mais qui joue en souriant avec son téléphone portable !

Nous repassons devant les moinillons, toujours aussi excités et allons mettre 3 bâtons d’encens devant le Sanguan Hall, le temple de Zhan Liangfu, fondateur du Tai-chi.

Le Yuanjun Hall et ses déesses

 Laoshan : Dragons-quilin affrontés voguant sur les flots

Le porte-encens devant le Sanguan Hall

 

 Laoshan : une parfaite maîtrise du Tai-chi

Illustration des textes sacrés

 les tambours de porche, porte bonheur

une porte-lune nous mène au jardin

 

 


 Laoshan : un superbe trépied porte-encens

Ce hall est dédié aux 3 empereurs mythiques, les trois premiers de l’histoire de Chine, qui étaient alors désignés pour leurs qualités par leurs pairs et non par voie héréditaire. Contrairement à ses prédécesseurs, le 3°, Yu le Grand, a voulu que son fils lui succède, créant ainsi le système dynastique… et le début des ennuis politiques !

Juste à côté, un autre arbre, foudroyé, dont il ne reste que le tronc : on nous dit qu’il est mort juste au moment de l’arrivée du SRASS en Chine, établissant ainsi une correspondance entre les malheurs de hommes et de la nature…

Nous nous promenons encore dans cet ensemble religieux, profitant du calme et de la sérénité de cet endroit où souffle l’esprit avant de sortir pour profiter de la mer, bien belle à cette heure douce.

une perspective empreinte de sérénité