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Qufu, la ville de Confucius 曲阜 | ||||
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| Après nos aventures au Mont Tai, nous arrivons en soirée à Qufu (曲阜) qui se prononce Tchou Fou, au pays de Confucius, dont le nom chinois est Kongzi (孔子) ou Kong Fûzi (孔夫子), ce qui signifie « Maître Kong », nom latinisé ensuite en "Confucius" par les Jésuites. Une porte monumentale en bronze se dresse sur le bord de l’autoroute, représentant Confucius et ses disciples dans des poses martiales : au grand homme la Province reconnaissante ! Les avenues sont belles et grandes, ainsi que l’hôtel (le My XingTan) où nous nous installons. Dans le hall, gigantesque, une peinture représentant le philosophe montre bien la place majeure qu’il occupe dans les cultures d’Extrême-Orient. On croise, dans les salons, des pèlerins venus de toute la Chine, mais aussi de Corée ou du Japon. Nous sommes, ici, les seuls Européens. Dès demain, nous allons faire une plongée dans le temps, à la recherche des traces d’un courant de pensée millénaire, dont les préceptes influencent encore la Chine contemporaine… Mais, dans ce luxueux hôtel, nous avons une bonne vue de la Chine moderne. Tout autour du hall, une galerie de commerces destinés au touriste fortuné nous offre ses tentations : sceaux ornés de l’effigie de Confucius, calligraphies, souvenirs divers, beaux bijoux… Lors du déjeuner, deux charmantes personnes viennent nous proposer de superbes calligraphies, sur papier de riz à l’ancienne, des gravures sur pierre. Elles reproduisent des dessins de l’époque du philosophe : nous nous laissons tenter par deux phénix affrontés. Symboles de l’équilibre et de l’harmonie, ils feront un beau cadeau pour un jeune couple ! Au matin, il est temps de visiter les lieux où Maître Konga vécu, en grande partie, entre 551 et 479 avant JC. | ||
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| Nous pénétrons à pieds dans la partie ancienne de Qufu, entourée de remparts qu’un peuple laborieux remet en état, malmenés qu’ils étaient par le temps et les hommes. Les voitures voisinent avec des vélos-taxis et autres triporteurs. Des carrioles à cheval aux couleurs vives, délicatement ornées, nous replongent dans un passé mythique. La rue qui borde les remparts se reconstitue à l’ancienne. Foin des hauts buildings, les maisons à un étage ont retrouvé les toits en pagode à la cambrure délicate ; les enseignes colorées claquent au vent, des kiosques aux toits vernissés signalent les carrefours… Partout, boutiques de souvenirs, restaurants ou étals mobiles qui présentent boissons et en-cas : la ville est bon enfant et sympathique. | |||
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