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Nous avons déjà visité de nombreux temples, tant bouddhistes que taoïstes.
Mais, en Chine, officiellement, toutes les religions sont égales devant la loi : chaque citoyen a le droit de pratiquer ou non une religion, à condition de se plier aux règles établies par le pouvoir.
Le catholicisme existe donc aussi, en ce pays depuis la dynastie Yuan (1271 - 1368). Mais c’est avec l'arrivée de du missionnaire jésuite italien Matteo Ricci (1552-1610), qu’on considère qu’il a été introduit officiellement en Chine.
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Vue générale de la cathédrale Saint-Michel | |
Après l’avènement du communisme, des Chinois ont fondé en 1957 à Beijing une association nationale, «l’Association catholique patriotique de Chine», qui refusait la soumission à une autorité étrangère, c'est-à-dire au Vatican.
D’après les chiffres gouvernementaux, aujourd'hui, il y aurait 115 diocèses, 70 évêques, 1100 prêtres, 1200 religieuses.
Cette église officielle coexiste avec des communautés restées fidèles à Rome, avec une cinquantaine d'évêques «clandestins» malgré les difficultés et les obstacles.
Sur les 12 millions de catholiques chinois, environ la moitié seraient fidèles à l'Eglise «clandestine», bien qu'il soit difficile de fournir là-dessus des estimations précises.
Aujourd’hui, Vendredi Saint, nos accompagnateurs nous proposent de visiter la cathédrale Saint Michel, Tianzhu Jiaotang, construite en 1934 par un architecte Allemand (Pepieruch), dans la rue Zhejiang.
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La Vierge nous accueille dans l'enceinte de la Cathédrale | |
Classée monument historique par le gouvernement depuis 1992, elle a beaucoup souffert pendant la Révolution Culturelle : des Gardes rouges voulant abattre les croix qui ornaient les tours en sont tombés et se sont tués.
Les fidèles ont réussi à démonter les croix et les cacher dans les collines environnantes.
L’église, devenue cathédrale, a rouvert en 1981, complètement rénovée.
Elle est majestueuse sous le soleil, toute de brique rose, dans un style gothique romain sous un toit de tuiles.
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Vue latérale de Saint-Michel | La rosace de Saint Michel |
Lors de sa construction, les Allemands voulaient lui bâtir un clocher de 100 m de hauteur : arrêtés par la guerre, ils se sont contenté de deux tours de 60 m.
Bien que dédiée à Saint Michel, c’est une statue de la Vierge orante qui nous accueille à l'entrée de l'enceinte sacrée.
Les fidèles sont en effet très attachés à cette figure de Mère, aussi protectrice que la Guanyin bouddhiste, déesse de la compassion.
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Chapelles latérales | Le choeur de la cathédrale Saint-Michel |
L’intérieur, vaste et aéré, nous offre une grande nef blanche de 18m de hauteur.
De nombreux tableaux l’ornent, dans un style assez sulpicien. Les peintures hésitent entre les représentations naïves et hyperréaliste des saints ; l’or, les bleus et les turquoise sont vifs et gais. Des vitraux très colorés l’éclairent.
Des panneaux explicatifs, en chinois et en anglais, nous renseignent sur différents points du dogme catholique, sur la vie du Christ et des Saints, dans une intention pédagogique intéressante.
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Travée collatérale de Saint-Michel | |
Nous sommes escortés avec intérêt par une dame, toute prête à nous donner d’autres informations : elle nous indique où prendre des cierges, nous en mettons donc devant l’autel de la Vierge.
On sent ici une atmosphère de calme et de tranquillité dont nous profitons avant de continuer notre visite de la ville.

