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Le Temple de Confucius | ||||
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Le Hall de l’Intégration, aussi nommé Salle de la Grande Perfection, est un bel édifice à double toit jaune, (couleur réservée aux bâtiments impériaux). C’est le plus grand bâtiment et le cœur de cet endroit, dédié aux rites sacrificiels en l’honneur du Maître. C’est là, qu’à partir de l’an 1021, les fonctionnaires passaient les examens impériaux : ils entraient dans une enceinte d’où ils ne sortaient plus avant la fin des épreuves (plusieurs jours et nuits). Ils y composaient, y mangeaient, y dormaient, enfermés, pour éviter toute fraude…
Les 28 piliers qui le soutiennent sont magnifiquement gravés de volutes, de 1296 dragons qilin, animaux hybrides pourvus d’écailles. A l’intérieur, une statue du grand homme trône, et, sur le côté, sont exposés des instruments de musique, comme un carillon ou un lithophone ... Les origines de la musique chinoise remontent, en effet, à cette lointaine époque. C’est en grande partie pour les besoins de la musique rituelle ordonnée par Confucius qu’est apparue une théorie musicale complète et ces instruments sophistiqués. |
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| ![]() | On peut les classer en quatre catégories selon la façon dont on les joue : instruments "à souffle" ou à vent, à cordes frottées, à cordes pincées et percussions. Dans un temple, nous l'avons ressenti, un grand gong peut créer une atmosphère impressionnante ; le tambour "t’ang" offre une sonorité assez dramatique; quant au "poisson de bois" (le mou yu) et au lithophone (ts’ing), ils favorisent le mystère qui s’accorde avec le sacré... Le deuxième bâtiment en taille du temple, le Quindian, dédié à Dame Yuangong, épouse du Maître, est entouré de 22 colonnes octogonales en pierre sculptés de phénix et de fleurs. C'est un travail de dentelle extraordinaire : on raconte que lors de la visite de l'empereur Qianlong, comme ces piliers étaient plus beaux que ceux de la Cité Interdite, pour ne pas vexer son orgueil et attirer les foudres du pouvoir, on les a masqués par des pans de tissus… Un beau petit pavillon, à double toit, nous attire : c’est l’autel de l’Abricot, dont les aériennes colonnes rouges protègent l’endroit où la légende dit que Confucius enseignait et commentait les textes anciens à ses 72 disciples historiques. Au fond du parc se dresse la demeure originelle de Confucius, toute petite et modeste à côté des pavillons luxueux. Un endroit sacré : le puits où le Maître puisait son eau, profond de 3 mètres. Il est protégé par une balustrade de pierre, il montre une eau claire que la tradition nomme « l’eau du Saint »… Derrière, une petite porte, à l’est, nous amène dans un deuxième ensemble : la résidence des descendants de Confucius. | ![]() | |
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