Le Temple de Confucius

 

 

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les portiques d'entrée et leurs inscriptions

Dès le matin, nous allons partir découvrir les lieux où Maître Kong a vécu et enseigné (de 551 à 479 avant JC). Ils ont été inscrits en 1994 au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

Après les tempêtes de la veille au Mont Tai, un beau soleil nous escorte : la nature s’est réconciliée avec les hommes, nous entrons dans la beauté et la sérénité de la pensée !

Nous commençons par visiter le temple de Confucius, Kong Miao, (孔庙) au centre de la ville, où, grâce à notre guide, nous découvrons les éléments marquants de sa vie.

Son père, gouverneur de la province de Lu, meurt lorsqu’il a trois ans, laissant une famille désargentée, ce qui ne l’empêche pas de recevoir une excellente éducation classique. Marié à vingt-quatre ans, il a un fils et deux filles. Il exerce, pour vivre, des tâches de fonctionnaire pour le chef de la province.

A la mort de sa mère, en -527, il voyage et partage sa connaissance des textes anciens avec le petit groupe de disciples qui l’entoure alors. A cinquante ans, il est nommé magistrat en charge de la justice dans le gouvernement de Lu.

Il introduit des réformes fondées sur un code éthique prônant la justice, la morale ancienne et la vertu. Victime d'une conspiration politique, il doit quitter son poste en -496. Il part pour quatorze ans d’errance en cherchant l'appui qui lui permettrait de mettre ses idées en pratique... Mais en -484, il rentre définitivement à Lu et passe les dernières années de sa vie à rédiger des commentaires sur les auteurs anciens.

Le complexe religieux est bâti sur le modèle de la Cité impériale de Pékin, avec de nombreuses cours qui se succèdent sur 1,3 km suivant un axe nord-sud. Il se dresse sur les lieux où vivait Confucius en son temps.

Même foudroyés, les arbres concourrent à la beauté et l'équilibre

les arbres centenaires du parc

 

hérons bihoreaux gris (nycticorax nycticorax) (photos de Sylvie)

tronc de l'arbre de Confucius, altéré par le temps, toujours debout !

inscription : "la vitalité universelle" 1544 l'autel de l'abricot : lieu où Confucius enseignait

le pavillon des tablettes d'or, le plus vieux des 13 pavillons

 

 


détail d'une colonne : un qilin, animal mythique "bixi" sacré supportant la "tablette Chengua", époque Ming

Modeste au début, cet ensemble de bâtiments érigé à la mémoire du Maître en 478 av. JC, détruit et reconstruit au cours des siècles, compte aujourd'hui plus de cent bâtiments (53 portiques, 466 pièces, de nombreux halls, pavillons et chambres…). Il s’est agrandi au fur et à mesure que grandissait, de façon posthume, la notoriété du philosophe, sous les empereurs des dynasties Ming et Qing.

Nous franchissons le mur d’enceinte ponctué de tours à chaque angle. Plusieurs porches se succèdent, marqués d’inscriptions respectivement rouges, jaunes et bleues  à la gloire de Maître Kong, puis un pont de pierre qui enjambe la Rivière de Jade vert. Il y a du monde autour de nous, mais l’espace est vaste, et chacun circule à son aise.

De beaux oiseaux, peu farouches, des hérons bihoreaux gris (nycticorax nycticorax), des ardeidés, ont élu domicile dans ces arbres et pépient gaiement lors de notre passage.

Des stèles gravées et calligraphiées sont supportées par des bixi, ces  créatures mythiques qui ressemblent à des tortues et symbolisent l’univers.

De grands halls et 13 pavillons s’égrènent dans un parc splendide où les arbres sont, au minimum, centenaires. Il en est même un, un genévrier, qui a été planté par Confucius, et qui est toujours debout bien qu’il ait été atteint par la foudre et le feu en de multiples occasions.

IIl se dresse majestueusement à côté du bâtiment le plus haut, avec son triple toit de 23 m, le pavillon Kuiwen, dans lequel on conservait les écrits autographes des empereurs.

stèle érigée et dalle couchée aux écritures et sculptures

 statues de Confucius dans les templesun des piliers sculptés du temple