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D’Assinie, sur la côte, nous allons visiter Aboisso, dans l’intérieur des terres. Nous emprunterons deux moyens de locomotion : le car et le bateau, pour une visite originale.
En car, notre route nous emmène le long de quelques-unes des plantations qui font la richesse de la Côte d’Ivoire : cacao, noix de coco, café, huile de palme, coton, caoutchouc, bananes, ananas, riz, soja, manioc, igname, bois exotiques…
Dans une plantation d’hévéas, notre guide nous explique la technique de récolte. L’incision, en spirale, permet à l’arbre de se régénérer entre deux campagnes. Le latex recueilli sèche en plein air, sur des claies, avant d’être transformé en caoutchouc précieux.
Nous visitons aussi une exploitation de cacao : le pays est le 1° producteur mondial de cacao avec 1,2 million de tonnes. Nous admirons la taille des cabosses fournisseuses de la précieuse fève !
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Aboisso et ses rues en latérite | Aboisso : en route vers le marché |
A Aboisso, nous nous promenons dans les rues en latérite, typique des villes et villages de l'intérieur. C’est une ville dynamique du Sud-Ouest : Son nom dérive de "Eboue Nyansou", ce qui signifie "sur la pierre" en Agni. Créée au XVII° siècle, elle devient un comptoir d'échanges avec les émissaires de Louis XIV. C'est là qu'on a acclimaté les premiers plans de caféiers et cacaoyers en Côte d'Ivoire.
Nous faisons un tour au marché traditionnel : ses fruits, ses légumes, ses poissons, et les herbes du guérisseur (retour d'affection, puissance virile surmultipliée, épices variées et autres ingrédients indispensables à la vie courante), tout nous attire.
Comme il est normal de palabrer et de marchander, on se lance dans de grandes discussions sur le prix d'un livre ou du poisson ! Mais, en bons touristes, nous n’achèterons que des choses « utiles » ( !). Des tissus, des herbes aromatiques, de petits souvenirs…
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Le marché traditionnel | Le marché traditionnel : le libraire |
Puis nous prenons le bateau, une belle vedette qui redescend le fleuve Bia. Nous longeons les villages qui le bordent.
Lorsqu'on navigue au fil de l’eau, on prend bien conscience de la diversité et de la richesse écologique du pays. A chaque tournant, on fait de nouvelles découvertes : un arbre, une maison, une occupation...
Autour de nous, les arbres sont magnifiques. la forêt ivoirienne compte plus de 225 essences, dont l'obeche, l'acajou et l'iroko. Le bois est d'ailleurs le principal produit d'exportation avec le café et le cacao. On a presque l'impression d'un voyage initiatique à l'intérieur de l'Afrique primordiale.
Sur la rive, des gens à l’air innocent attendent le chaland, bien protégés par un auvent de bois. Il s’agit en fait d’une distillerie clandestine très officielle, celle de Koutoukou, qui fournit tout le fleuve ! La pirogue est le seul moyen de communication pour les habitants On croise des familles allant ainsi au marché, des enfants se rendant à l'école...
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La production de latex en train de sécher | Notre vedette accoste à l'école de la brousse |
L'école, justement : on s'y arrête. C’est une classe primaire, où les enfants apprennent les matières classiques, le Français, et les dangers de la route, eux qui ne se déplacent encore qu'en pirogue.
Travaux pratiques : comment traverser une route sans se faire écraser ? Un trait par terre : la route, une maquette en bois : un camion. Et chacun s'applique. Mais quand ces enfants verront-ils leur premier véhicule automobile ?
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L'école de la brousse : des élèves bien sages | Le fleuve Bia, on quitte la distillerie de Koutoukou |
En revenant vers l'embouchure, au crépuscule, on s'arrête devant l'île des chauves-souris : lorsque le soir tombe, les roussettes se réveillent et vont chercher les fruits qui constituent leur repas, car elles sont végétariennes.
Elles s'envolent alors par centaines, à grands cris stridents, faisant frissonner les touristes craintifs...
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L'île des roussettes, accrochées aux arbres | Le fleuve Bia, vers l'embouchure |
La lagune Abi, qui longe l'Océan au Sud-Est, est bordée par la mangrove, ses habitants et sa végétation d'eau saumâtre. Les pêcheurs, dans leurs pirogues à voile ou à moteur, y lancent encore traditionnellement leurs larges filets.
La lagune, très poissonneuse, fournit les marchés le long du fleuve. L’heure est douce et romantique, on se remémore les moments forts de la journée en regagnant Assinie.
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La lagune Abi et ses pêcheurs en pirogue | La lagune Abi : pirogue à voile |

