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Le touriste intrépide que nous sommes prend son envol dans des biplans russes Antonov II, (les historiques "An-2P") le jour du cinquantenaire de l'aviation. Le Capitaine offre une tournée de "Cuba Libre", ce qui détend immédiatement l'atmosphère. lui-même se contentera de Coca-Cola, précise-t-il.
Mais auparavant, nous avons admiré un tournage de télévision : de jeunes et beaux acteurs, très connus ici, se servaient de notre appareil comme décor naturel pour un épisode feuilletonnesque, certainement torride !
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L'aérodrome et les Antonov II | La baie des cochons |
Nous allons aujourd’hui à Cayo Largo, une île située à l'extrême Est de l'archipel de Canarreos à environ 80 km au sud de l'île principale.
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Décollage imminent | La baie des cochons |
En route vers Cayo Largo, nous survolons la Baie des Cochons et ses crocodiles où, le 19 avril 1961, les miliciens cubains ont repoussé la tentative de débarquement américain. Lors du retour à Varadero, le capitaine nous offrira, dans une glissade audacieuse, et moyennant pourboire, la vue sur notre hôtel et sa plage.
Le vol est malheureusement fini, mais nous garderons le même souvenir ébloui que lors de notre survol de Rio de Janeiro au Brésil, du Grand Canyon dans le Colorado, ou plus récemment des chutes du Niagara et d'un vol en Mauricie au Canada : le monde des airs est un domaine enchanté…
Pour la photographie aérienne, vous pouvez vous rendre, sur notre site, à cette adresse : activités aériennes. Nous avons rédigé quelques points importants sur le sujet.
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L'iguane, pas si farouche | L'île des iguanes |
A notre arrivée, un bateau nous mène à l'île des Iguanes, au milieu de dauphins folâtrant dans l'écume. Là, nous frôlons d’inquiétants monstres de la préhistoire, omnivores jusqu'à leur maturité (4 ou 5 ans), puis végétariens : n'oubliez pas d'apporter un fruit ou quignon de pain, sinon, leur sifflement vous rappellera qui sont les maîtres du domaine !
Cayo Largo est une île d’opérette : nous sommes accueillis par les flonflons d’un orchestre (Che Guevara, Yolanda et Cha-cha-cha), un mojito et une dégustation de langouste.
Nous partons ensuite sur le sable blanc visiter la plage corallienne, et nous réfugions sous les cocotiers et les résiniers : c’est un comble, nous sommes sous un orage tropical plutôt violent ! Mouillés pour mouillés, nous sautons à l’eau, plus chaude que la pluie, mais comment admirer les poissons qui sont sensés nous entourer ? Nous revenons un peu dépités et frustrés !
Quant à notre hôtel, à Varadero, il se trouve sur la côte favorite du soleil. La belle cité s'étend au nord de la province de Matanzas sous forme de presqu'île allongée.
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Notre plage à Varadero | La même, de l'autre côté |
Le sable blanc et fin de sa plage, qui s'étend sur plus de 20 km d'un seul tenant et la transparence de ses eaux tièdes en font une des stations balnéaires les plus importantes et les plus connues du monde. On y pratique toutes sortes d'activités nautiques : saut dans les vagues, gym aquatique lorsque la houle s’apaise, ou simplement farniente devant le bleu de l’eau, en pensant aux malheureux coincés sous les frimas européens.
Pour ne pas perdre une minute de l'or touristique, le soleil qui brille ici 300 jours par an, on peut déjeuner dans un carbet traditionnel, rafraîchi par les vents alizés, directement sur la plage et rêver à la douce vie caribéenne ...
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Un carbet-restaurant sur la plage | Les vagues de la mer tropicale |
A Varadero comme partout, les habitants font la chasse au dollar. Les familles se débrouillent. Les hommes vont pêcher la langouste et les femmes la cuisinent : ils ouvrent un « paladar », restaurant privé légalement autorisé, où ils régalent le touriste pour quelques dollars. Tout le monde s’y retrouve ! Notre paladar, c’est un des serveurs de l’hôtel qui nous l’a indiqué. En plus de la langouste, abondante et délicieuse, nous avons goûté, ce jour-là, au parfum de l’aventure…
Comme on a entendu « Yolanda » de Pablo Milanés, en France, sur toutes les ondes ces années-là, en voici les paroles :
1 : Esto no puede ser no más que una canción / quisiera fuera una declaración de amor / Romántica, sin reparar en forma tales / que pongan freno a lo que siento ahora a raudales. / Te amo, te amo, eternamente te amo.
2 : Si me faltaras no voy a morirme, /si he de morir quiero que sea contigo./ Mi soledad se siente acompañadapor eso / a veces sé que necesitotu mano, / tu mano, eternamente tu mano.
3 : Cuando te vi sabía que era cierto / este temor de hallarme descubierto./ Tú me desnudas con siete razonesme abres el pecho / siempre que me colmasde amor / de amores, eternamente de amores.
4 : Si alguna vez me siento derrotado/ renuncio a ver el sol cada mañana./ Rezando el credo que me has enseñado/ miro tu cara y digo en la ventana :/ Yolanda, Yolanda, eternamente Yolanda./ Yolanda, eternamente Yolanda.

