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Nous désirons visiter un village de pêcheurs, espérant mieux connaître le pays et ses habitants, au moins les plus récents : en effet, avant l'arrivée des Européens, une grande civilisation caribéenne s'était développée dans l'île : celle des Indiens Taïnos, de souche Arawak.
Ils étaient un million au XV° siècle, pêcheurs, navigateurs, peintres, céramistes, sculpteurs sur bois ou sur pierre, cultivateurs. Nous leur devons de nombreux végétaux et leur dénomination : le tabac, le maïs, la patate douce, la banane, la goyave, l'ananas, pour n'en citer que quelques-uns...
Malheureusement, à cause de leur résistance aux colonisateurs et leur refus d'en devenir les esclaves, ils ont été peu à peu décimés.C'est pourquoi, dès 1520, les espagnols ont "dû" commencer à importer de la main d'oeuvre africaine, et entrer ainsi dans l'insupportable "commerce triangulaire" dont nous avons vu un des départs dans l'île de Goree, au Sénégal.
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Des plages verdoyantes, une eau turquoise... le Paradis ! | |
Nous nous embarquons sur la "Langosta feliz",la "langouste heureuse", pour une sortie mémorable en mer : la destination est un petit village de pêcheurs, où nous dégusterons, après un tour, cet aimable crustacé.
Nous entrons dans les eaux du parc national de l'Est. Nous sommes dans la mer des Caraïbes : eux turquoises et sable blanc, guirlandes de cocotiers, 110 espèces d'oiseaux, des dauphins, des lamantins, et des forêts de palétuviers le long du rivage.
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baignade caribéenne | case traditionnelle |
En route, le capitaine nous arrête, semble-t-il en pleine mer, en fait dans une conque naturelle d'eau turquoise et de sable rose : en effet, lorsque nous plongeons, nous ramenons entre les doigts une curiosité naturelle : un sable tout rose, qui teinte l'eau à cet endroit, certainement fait de corail d'une finesse presque crémeuse...
Nous atteignons ensuite notre île, que nous visitons : les rues sont en sable, les cases multicolores, mais un récent cyclône en a endommagé et fait tomber de nombreux cocotiers : chacun semble prendre ça avec beaucoup de philosophie !
A l'ombre des gommiers, nous évitons de déranger quelques messieurs fort absorbés par l'enjeu : l'apéritif, qui se joue dans une partie acharnée de dominos !
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Une des plages de la côte : sable blanc et cocotiers | |
Sur la pointe des pieds, nous rejoignons notre restaurant : un carbet où l'on nous sert de majestueuses langoustes, que l'on fait passer à grandes lampées de jus de fruits, ou avec de petits verres de rhum !
Après de telles agapes, rien ne vaut une petite sieste sous les cocotiers, ou un bain dans ce lagon aux eaux chaudes mais revigorantes. C'est donc enchantés par cette sortie que nous sommes revenus à notre hôtel, toujours longeant la côte et les palétuviers, dans la Langosta feliz.
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Partie de dominos | Langoustes au déjeuner |
Même en parlant l'espagnol, on ne comprend pas toujours ce que disent les anciens de l'île : la grande majorité des Dominicains (87 %) utilise l'espagnol comme langue maternelle, mais chacune des provinces conserve un accent spécifique, souvent teinté d'expressions particulières créoles.
De nombreux termes issus de la langue indigène sont passés dans nos langues, surtout s'il s'agissait d'une découverte pour les Européens.
C'est le cas, par exemple, de : ají (piment), barbacoa (barbecue), batea (baquet), bohío (hutte), canoa (canoë), carey (carapace de tortue), conuco (lopin de terre), guayaba (goyave), hamaca (hamac), huracán (ouragan), iguana (iguane), maíz (maïs), tiburón (requin), yagua (palme) et yuca (manioc).

