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Retour au Parc Colón ancienne Plaza Mayor, où l'Amiral de bronze montre toujours le Nord d'un doigt conquérant, mais nous l'ignorons : nous allons suivre la "Calle de las Damas", la 1° artère à avoir été pavée : une rue charmante et verdoyante,qui longe nombre de beaux palais ou maisons coloniales.
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Le parc Colon | Calle de las Damas y Portal de Carlos III (1787) |
Dans la calle de las Damas, s'ouvre un porche monumental, el "Portal de Carlos III" qui donne sur la "Fortaleza de Santo Domingo y Ozama".
Au centre d'un espace gazonné, la "Torre del Homenaje" (1503) nous surplombe de ses 18 m de hauteur. Une fois de plus, c'est la 1° construction militaire du Nouveau Monde... A noter que sous Trujillo, la tour était une prison politique.
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Repos sous les vertes frondaisons | La Torre del Homenaje (1507) |
Dans le parc, on admire aussi la statue de Don Gonzales de Oviedo,à qui nous devons, en 1535, une des 1° descriptions de l'Amérique (hé, oui, encore !)"Histoire générale et naturelle des Indes" ; l'autre étant celle du père jésuite Bartolomé de las Casas, qui prend le parti des Indiens dans la "Très brève relation de la destruction des Indes", en 1552.
Il représenta les Indiens dans les Cours européennes, malheureusement sans beaucoup de succès, puisqu'il a suffi de 30 ans pour que les Taïnos soient complètement exterminés....
Devant le Panthéon national, nous croisons un groupe d'enfants en uniforme : jupe écossaise pour les filles, pantalon bleu marine pour les garçons, polo blanc sur lequel est brodé l'insigne de l'école.
Ils sont venus rendre hommage à la patrie et ses héros dans cette ancienne église jésuite (1767). Je les trouve bien calmes, un un peu solennels, même s'ils sont émoustillés par notre présence.
Le lieu et la surveillance active de leurs maîtres doit les impressionner !
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Lustre franquiste | Visite scolaire |
Après les bons pères, expulsés en 1767, l'église a beaucoup vécu : entrepot de tabac, théâtre, puis finalement Panthéon.
Le lustre monumental, en cuivre bien noirci, est un cadeau de Franco à son ami Trujillo. L'estime est de mise, entre dictateurs!

