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Lors de notre séjour dans la campagne thébaine, nous nous sommes offert une escapade de choix.
Le réveil sonne avant l’aube, le départ est prévu à 6h pour un vol en montgolfière.
Depuis le temps que nous voulions voler en montgolfière, ici nous avons pour nous le climat, l'occasion et le temps...
Il y a plusieurs compagnies sur le site, chacune avec son ou ses ballons de tailles et de couleurs différentes, ce qui crée un joyeux mélange.
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L'arrivée des gonfleurs | L'Aladin se déploie doucement |
Nous arrivons pour voir les ballons se gonfler, se chauffer, se déployer, et, pendant ce temps-là, on nous donne quelques explications sur le vol.
On nous fait signer une décharge... heu, ça calme un peu !
Bien évidemment la robe longue avec talons aiguilles est à proscrire. On s'en rend compte très vite, lorsqu'il faut se hisser dans le ballon, en s'aidant des découpes pratiquées dans la nacelle.
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Technique, technique ! | Le capitaine du ballon |
Avant de décoller le pilote nous fait répéter plusieurs fois la “landing position” (exercices de sécurité pour l’atterrissage).
L’envol se fait face au temple d'Hatchepsout, tout rose au soleil levant. C'est fabuleux !
Nous volons dans le ballon Aladin, bleu. Notre nacelle, très grande, est coupée en 5. Au milieu, le pilote, et deux compartiments de chaque côté.
Comme ça, on ne se bouscule pas et chacun peut voir tranquillement le paysage.
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Le temple d'Hatshepsout | Medinet Habou |
La montgolfière va dans le sens du vent, à la vitesse du vent. Bien qu’elle dispose de petites “trappes” latérales et d’une soupape au sommet, on peut la faire tourner, mais pas la diriger comme un avion.
Nous survolons doucement les temples de Deir el Bahari, celui d’Hatchepsout, unique en son genre car en partie creusé dans la montagne, que nous avons visité en 1996 et où nous reviendrons demain.
Nous passons ensuite au-dessus de Médinet Abou que nous connaissons aussi. Puis au dessus du Ramasseum, de la vallée des Rois.
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Le Ramesseum | L'ombre du ballon sur la montagne |
Quand on aperçoit les colosses de Memnon, on montre au pilote notre petit hôtel, caché juste à côté dans la verdure.
Il est surpris de voir des touristes hors des sentiers battus et des grands cars de tourisme, surtout quand on lui dit qu'on se déplace à vélo !
Le capitaine nous donne plein d'explications techniques, par exemple, notre altitude de croisière moyenne est environ de 250 m, la vitesse ascensionnelle de 2 m/s.
Nous survolons la campagne et des villages. Sur la droite, on note la franche limite du désert.
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La coupure avec le désert | Une campagne bien peuplée |
En résumé, trois couleurs. À nos pieds au premier plan, les prairies coupées de canaux forment des tapis d'émeraude bordés de galons, le ciel d’un bleu lumineux au-dessus, plus pâle vers l’est, et, sur notre droite, l’étendue mamelonnée du désert, d'un ton roussi et chatoyant.
De temps en temps, on voit un grand mur rectiligne qui va séparer les villages des zones de fouille, mais aussi parfois des champs où les villageois travaillaient avant, ce qui en attriste plus d'un.
Nous restons sur la rive Ouest, aujourd'hui, il y a trop de brume de l'autre côté et ce serait moins agréable.
Nous voyons de belles maisons, 2 ou 3 petits hôtels comme le nôtre, entourés de jardins bien arborés.
Quelques-uns, hélas nichés dans la zone protégée, risquent aussi d'être détruits...
Il va falloir penser à l'atterrissage. Le pilote, en relation radio avec son équipage au sol, le tient au courant de notre destination.
La vitesse de descente est de 2,5 m/s puis le pilote la ralentit avant le contact.
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De calmes maisons | Le lieu de l'atterrissage |
Ici nous allons atterrir dans un champ récemment labouré.
Le contact avec le sol est souvent très " soft ".
Parfois, si le vent est plus fort, l'atterrissage peut être un peu plus sportif.
Avant le contact, il ne faut pas oublier de fléchir les jambes (landing position), de fermer la bouche (pour ne pas se mordre la langue) et de se placer, le dos bien appuyé à la nacelle, face au vent.
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On arrive comment ? | Le camion de "récup" |
On ignore le point d’atterrissage lorsqu’on s’envole.
C’est pour cette raison qu’une voiture, dite « récup », reste en contact durant tout le vol pour ramener les passagers au point de départ.
Ici, c’est un camion rouge qui nous suit pour la récupération du matériel.
Et voilà ! On a atterri. Et tout en douceur, s'il vous plaît, au milieu de paysans amusés qui nous entourent vite.
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Nous sommes attendus | L'oeil Oudjat nous a bien protéges |
Le personnel déplie une bâche sur le sol avant d’ouvrir la soupape centrale du ballon pour qu’il se couche dessus.
Après avoir ré-escaladé la nacelle sous l’œil amusé des fellahs, il ne nous reste qu’à revenir à l’hôtel à 9h30, pour y retrouver nos autres amis qui, eux, sont partis faire une sortie ornitho dans la campagne.
C'est l'heure du petit déjeuner et de nouvelles aventures.



