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Le minibus, pour notre troisième journée, nous dépose à Chipude pour effectuer le trajet Chipude-Valle Grand Rey
Nous sommes dans le "Monument naturel de la Fortaleza", sur un sommet tabulaire basaltique de 1 143 m.
Cet endroit, hautement symbolique, était la montagne sacrée despremiers habitants. Nous avons, de là-haut, une vue panoramique époustouflante sur la topographie de l'ouest de l'île.
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Panorama depuis le Monument naturel de la Fortaleza |
Devant nous, l'immensité du ciel : nous dominons quelques nuages épars de beau temps, d'où émergent des sommets des îles voisines. La mer s'étend à perte de vue...
Une pause au milieu de superbes pins canariens, puis le sentier serpente, plus ou moins suivant la courbe de niveau, à la limite d'une forêt de Fayal-Brezal. "Faya" vient du nom de l'arbre le plus abondant, le Myrica Faya et "brezo" bruyère, en espagnol.
Nous cheminons alors au milieu d'un maquis de jara et tagasaste mellifères, jusqu'à Arure.
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Pause à l'ombre des grands pins | Crête de faux plat qui domine Valle Gran Rey |
Nous passons par le village del Cercado où subsiste un artisanat de poterie traditionnelle faite à la main, sans tour de potier : l'alfareria.
Nous suivons la crête de faux plat qui domine Valle Gran Rey (vallée du Grand Roi).
C'est dans ce canton préhispanique d'Orone que le roi guanche le plus puissant avait élu résidence, et l'on y rencontre encore d'abondants vestiges de ce passé. Nous entrevoyons les restes des anciens fours à chaux qui étaient attisés par le vent d'ouest...
Le Parc rural de Valle Gran Rey réunit de profonds barrancos par des chemins escarpés... du coup l'activité humaine se concentre sur des cultures en escaliers, que nous longeons en dévalant les pentes (là, il est agréable d'être dans le sens de la descente !).
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La Fortelaleza, impressionnante de puissance | |
De temps en temps, sur une terrasse, nous longeons une des petites maisons enfouies sous les fleurs qui s'égrennent le long de la pente.
Les cultures de bananes, mangues et avocats sont ponctuées de végétaux subtropicaux : des immortelles aux odeurs safranées nous accompagnent, le palmier-dattier est omniprésent, nous longeons des haies d'agaves dans lesquelles il ne faudrait pas tomber...
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Le palmier-dattier à miel | Des cultures en terrasses |
C'est d'ailleurs une anecdote que nous conte Catherine : là, en contrebas d'un chemin, a chu une dame un peu forte... empêtrée dans les piquants, elle n'a dû son salut qu'au fait d'en être extraite par un hélico qu'on a dû faire venir...
Cruels, nous en rions !
De l'Ermitage del Santo, la vallée de Tagaluche et la mer s'étalent à nos pieds. Un café sympa nous accueille pour une halte bienvenue.
Une vue magnifique nous attend depuis le haut de la falaise sur laquelle s'accroche péniblement le sentier qui descend vers la mer.
Il est d'ailleurs si escarpé que Catherine nous laisse le choix. Ou nous sentons pousser nos sabots de chèvre et nous collons à la paroi pour amorcer la dernière et vertigineuse partie de la randonnée, ou nous finissons la dernière ligne droite en bus.
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De redoutables haies d'agaves | Des sentiers escarpés |
La troupe se sépare... Le bus local, choisi par les fatigués ou les sujets au vertige va nous conduire à la Calera, à deux pas de la plage de sable noir.
La Calera est aussi connue, ici, que Montmartre à Paris : c'est l'endroit de l'île où le prix des maisons est le plus élevé.
On s'entasse dans le bus avec d'autres touristes, au milieu des autochtones curieux et rigolards et de leurs nombreux colis, fruits de leurs achats au marché.
Nous arrivons à la plage, ma foi fort fréquentée : les baigneurs ont sorti les parasols, d'autres se sèchent au soleil, les petits commerces de bord de mer marchent à fond : glaces, churros,cerfs-volants...
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Au fond, une falaise impressionnante à descendre ! | Playa La Calera |
Nous faisons un tour dans les boutiques de souvenirs en attendant nos randonneurs.
Presque toutes vendent le "miel de Palma" du cru, qui provient du guarapo (la sève) du palmier-dattier, recueilli chaque jour par incision, près du sommet de l'arbre, et bouillie jusqu'à former cet épais sirop réputé.
Un peu de farniente au bord de l'eau, une petite glace, et le minibus vient nous reprendre...

