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Sur l'île de Java, à 200 km au Sud de Jakarta, la capitale indonésienne, se trouve Bandung.
C'est une ville universitaire et la capitale du pays sundanais. Elle a été fondée à 750 m d'altitude par le sultan de Cirebon, altitude qui lui procure un climat très agréable.
Les Hollandais en ont fait une cité administrative, et elle est devenue la technopole de l'Indonésie, accueillant notamment l'Institut de technologie de Bandung et l'industrie aéronautique.
Lorsque nous y sommes allés en 1991, sa population dépassait déjà 1,5 millions d'habitants, faisant d'elle la 3° ville d'Indonésie. En avril 1955, s'y est tenue une conférence internationale afro-asiatique : elle réunissait les représentants de vingt-trois pays d'Asie et de six pays d'Afrique qui ont défini les principes d'une politique commune anticolonialiste et antiraciste. Le président Sukarno s'y est fait le champion du non-alignement.
Depuis, l'avenue principale s'appelle "Jalan (rue) Asia-Africa."
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Le marché de Bandung | Des rues animées |
Ces dernières années ont vu le développement rapide de l'industrie, en particulier grâce aux revenus du pétrole de Sumatra et de Kalimantan.
Les progrès, depuis 1985-1986, tiennent aux industries de transformation du secteur privé : Bandung est réputée pour ses industries chimiques et textiles, le secteur de l'habillement, la production de quinine et l'aéronautique.
Autour du marché,se cotoient les vendeurs ambulants de nourriture : on peut manger sur le pouce riz, (le "longtong" est du riz cuit à la vapeur servi dans une feuille de bananier), brochettes de viande marinées et grillées, (le "sate"), beignets, fruits aux noms et aux saveurs exotiques, si l'on est un peu aventureux.
Sinon, de charmants restaurants nous attendent plus loin...Dans le marché, nous avons trouvé de magnifiques batiks de la région de Cirebon.
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Les rues de la confection | La rue des jeans |
De nombreuses rues accueillent des ateliers d'habillement ouverts au public, dans lesquels on peut acheter tous les vêtements à la mode : les commanditaires sont européens, américains ou australiens...
Vendus au départ sans étiquette, les vêtements font des Indonésiens des personnes très branchées !
La rue réservée aux jeans,"Jalan Cihampelas", se révèle une mine d'or pour les acheteuses compulsives !
Les boutiques nous attirent par des mannequins géants, posés sur le toit du magasin : nous passons entre leurs jambes pour succomber, dans ces cavernes d'Ali-Baba, à la folie vestimentaire...
La circulation est si dense que de nombreuses personnes utilisent, pour se déplacer, à la place du taxi, le bejak ou becak (prononcer betchack) : c'est le nom indonésien du rickshaw, un vélo ou un tricycle à propulsion humaine, destiné au transport des personnes et des marchandises.
Dans sa version non motorisée, le conducteur, installé derrière la banquette couverte, qui peut contenir deux personnes, pilote l'engin avec le guidon et les freins, et dispose éventuellement de manettes de changement de vitesses.
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Négociation pour le bejak | Hé hop ! Un petit tour |
La plupart des conducteurs ne peuvent pas acheter eux-même leur bejak et le louent donc à des sociétés.
Mais, même lorsque l'engin ne leur appartient pas, il travaillent généralement à leur compte ou se regroupent en compagnies selon le même principe que les compagnies de taxis automobiles.
Si l'on manifeste ne serait-ce qu'un léger intérêt à leur égard, le conducteur de bejak, avec un grand sourire, nous suivra longtemps en argumentant dans toutes les langues qu'il connaît pour nous emmener faire un tour ou une course : nous avons donc sacrifié à la tradition, autour du marché, nous glissant dans un trafic impressionnant !

