Vous êtes ici > Carnets-et-voyages > Indonésie > Borubudur
A 40 kilomètres de Yogyakarta, se trouve le BOROBUDUR. On estime que le nom de "Borobudur" provient des mots sanscrits "Vihara Buddha Uhr" qui signifient "monastère bouddhiste sur la colline".
Ce temple est le principal vestige de l'art hindou en Indonésie, et le plus vaste ensemble de reliefs bouddhistes au monde. Construit vers 850 sous la dynastie des Cailendra, il avait disparu sous la végétation. Il a fallu attendre le XIX° siècle pour que Sir Thomas Raffles le redécouvre, fort endommagé par l'envahissement végétal...
Une première restauration a bien été achevée en 1911, mais le temple est loin d'être sauvé. C'est pourquoi il a été inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco
, qui s'est allié au gouvernement indonésien pour réhabiliter le site, entre 1973 et 1985.
![]() | ![]() |
|---|---|
L'entrée du Borobudur | |
Le monument est entouré d'un vaste parc : alliance du végétal et du minéral, harmonie des formes et des couleurs...
Le temple est bâti en pierres d'andésite grise sur une colline dont il prolonge la forme naturelle. Il a une hauteur de 42 m sur un soubassement carré de 117 m, sur lequel s'élèvent 7 terrasses : 4 quadrangulaires, puis 3 circulaires.
Du socle de la Terre, carré, on s'élève progressivement vers le paradis, représenté par le cercle. C'est une combinaison qu'on retrouve dans les Mandala, représentations bouddhistes de l'Univers.
A chaque niveau, les murs du Borobudur portent des bas reliefs dont la longueur totale dépasse les six kilomètres. Inégalé sur le plan artistique, chaque bas relief est en soi un chef d'oeuvre. Autrefois peints de couleurs vives, ils retracent non seulement de grands épisodes du boudhisme mais aussi des scènes de la vie quotidienne.
![]() | ![]() |
|---|---|
Les terrasses du Borobudur | De magnifiques bas-reliefs |
Le temple est divisé en trois parties, qui correspondent à la division du Cosmos en 3 phases :
- le soubassement du temple : c'est l'étape pendant laquelle l'homme est encore attaché au monde. C'est le "Kamadhatu", le monde des désirs, des actions, des récompenses ou des chatiments dans la vie future.
- les 4 terrasses intermédiaires, quadrangulaires, le "Rapadhatu" : l'homme s'est libéré de ses passions, mais pas encore des formes. Sur le mur principal de chaque terrasse, des séries de bas-reliefs racontent la vie de Bouddha, de ses premières incarnations à la sagesse suprème, par l'intermédiaire des différentes incarnations(les avatars)
Mais avant d'atteindre comme lui le Nirvana, nous devons tourner autour du monument plusieurs fois dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre : nous croisons un joyeux aréopage d'étudiants en goguette, ravis de nous héler dans toutes les langues qu'ils connaissent... Nous étions les 1° Européens qu'ils croisaient ce jour-là : peut-être ont-il fait un vœu !
![]() | ![]() |
|---|---|
Les Bouddhas nous attendent | De joyeux étudiants ! |
- les 3 terrasses supérieures, elles, sont circulaires : là, l'homme atteint la perfection et ne se rattache plus au monde : c'est l' "Arupadhatu". Les Bouddhas en méditation qui les ornent (72 en tout) symbolisent la spiritualité pure.
Chacun d'eux est caché dans un petit stupa ajouré.(Un stupa est une construction, d'origine funéraire, en forme de cloche surmontée d'un mat). On doit passer la main dans les anfractuosités dela sculpture et toucher le doigt de Bouddha, pour lui emprunter un peu de sa sérénité...
![]() | ![]() |
|---|---|
Les stupas ajourés | Le tour des stupas |
Quant au grand stupa central, d'un diamètre de 15 m, qui culmine à plus de 40 m de hauteur, il représente le monde parfait du vide, l'état originel du monde, assimilable au paradis. la Béatitude absolue.

