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A 29 kilomètres au nord de Bandung se dresse le Tangkuban Perahu ("bateau renversé", dont le nom fait référence à la silhouette de la montagne) : c'est un volcan de 1880 m.
Il est en fait composé d'une douzaine de cratères, et surtout de trois cratères coalescents, qui sont le siège de quelques fumerolles.
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Vue panoramique du Tangkuban |
Le troisième est occupé par un dôme de lave très peu actif. De petites explosions phréatiques ont été rapportées au XIX° siècle et la dernière éruption date de 1983.
Les cratères, presque toujours noyés dans la brume, voire la pluie, offrent une déclinaison impressionnante de tons en camaïeux de gris, bleus et verts...
Des odeurs de soufre planent par moments dans l'atmosphère et renforcent l'impression d'étrangeté que l'on ressent ici, d'une surface sinistre et dévastée.. et en même temps grandiose : la brutalité des forces telluriques à l'oeuvre..
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Le cratère du Tangkuban | |
Lorsqu'on redescend du volcan, on passe par les sources chaudes de Ciater ("hot water Ciater"), qui se trouvent à 1100 m d'altitude.
Elles sont célèbres pour leurs eaux sulfureuses, nées du volcan. Un complexe s'est créé : des cascades créent de grandes piscines, des canaux courent le long des allées...
Ces sources sont très fréquentées par les curistes qui viennent soigner leurs problèmes de peau. Certains se baignent (pas plus de 15 minutes, pour ne pas fatiguer le coeur, car l'eau atteint les 40°) ; d'autres, moins aventureux, se contentent, tels vos serviteurs, de s'immerger les pieds fatigués par tant de promenades ...
Le cadre est fort agréable : la chaleur et l'humidité offrent un environnement idéal au développement d'une végétation exubérante et tropicale.
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Les sources chaudes de Ciater | |
Sur la route qui revient vers Bandung, à Babakan Siliwangi, des combats de béliers sont organisés tous les dimanches matin.
Dans une arène recouverte de verdure, les combattants excités par la foule qui a parié sur son favori, se jettent l'un sur l'autre, entremêlent leurs cornes pour se déséquilibrer : le vaincu abandonne le combat sous les hurlements des spectateurs.
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Les combats de béliers | |
Ces derniers sont placés en hauteur, séparés des béliers par une barrière ridiculement légère !
Les propriétaires des champions les entourent, les encouragent du geste ou de la voix : les sommes engagées doivent être assez importantes, comme pour les combats de coqs ou de taureaux, traditionnels aussi dans d'autres régions d'Indonésie.

