La ville chrétienne de Jérusalem : à l'époque byzantine de la ville, entre les années 324 et 638, sous l'impulsion de l'empereur Constantin le Grand, de nombreuses églises sont érigées. Au V° siècle, l'impératrice Eudoxie vient s'y installer et Jérusalem devient un patriarcat,au même titre que Rome.
Lorsque les Perses puis les Arabes reprirent la ville, ils ont respecté ces monuments que nous avons visités entourés de personnes de toutes races et de toutes religions : le souffle du sacré est perceptible en ces lieux...
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Vestiges du Temple Capitolin | La mosaïque de Mabada |
Nous nous promenons sous de vieilles arcades bien ombragées, le long des restes des remparts de X° siècle avant J.C.
La mosaïque de Mabada, visible dans l'artère romaine du Cardo nous montre le plan de la Jérusalem originelle. Ses couleurs vives nous plongent dans les Temps bibliques…
Nous partons à pieds dans les ruelles bordées d’échoppes : En passant sous l'arc des vestiges du Temple Capitolin, d'époque romaine, on pénètre par le souk dans le quartier chrétien.
Nous arrivons à l’Eglise du Saint Sépulchre, construite sur les lieux présumés du Calvaire, sur le Mont Golgotha, à partir de l’an 326, par l'empereur Constantin et sa mère Hélène, lors de la période byzantine de la ville,
Elle pourrait avoir été érigée sur l'emplacement des ruines d'un temple et d’un sanctuaire romains du II° siècle dédié à Vénus, comme souvent dans le Monde antique.
Depuis les croisades, trois grandes confessions se partagent les lieux : les grecs-orthodoxes, les orthodoxes arméniens et les catholiques romains (latins). D’autres communautés orthodoxes, les coptes d’Egypte, les Ethiopiens et les Syriens, détiennent également des titres de propriété sur l'église.
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L'Eglise du saint Sépulchre | Entrée du saint Sépulchre |
Les droits et privilèges de toutes ces communautés sont protégés par le « Statu quo sur les lieux saints » de 1852, garanti par l’article LXII du traité de Berlin, de 1878.
De nombreux touristes nous entourent, de toutes confessions d’après leurs vêtements. Sans faire d’angélisme, c’est un signe encourageant de la coexistence possible des religions du Livre.
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La tombe symbolique du Christ | La Pierre de l'Onction du Christ |
Le Saint Sépulcre abrite, dans une rotonde entourée d'un cercle de 12 colonnes de marbre, groupées par trois, la tombe symbolique du Christ, identifiée par Sainte-Hélène : C'est "l'Anastasis" (qui signifie résurrection en grec).
Nous longeons la Pierre de l'Onction du Christ, sa "couche funéraire" surmontée de 8 urnes en porcelaine et bronze, dans une émouvante pénombre noyée d'encens.
Nous arrivons au Golgotha ("crâne" en Araméen) qui symbolise aussi l'endroit où Adam est né, où il a péché, où son corps est enfoui, et purifié, comme toute la Chrétienté, par le sacrifice du Christ.
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Calvaire de l'Oratoire Copte | Christ en Majesté |
Dans l'oratoire copte, sous les volutes de l'encens, une représentation du Calvaire, et du Christ en Majesté, bas relief d'or et d'argent aux personnages byzantins, se détache d’une façon surprenante dans la semi-pénombre, dans une chapelle illuminée seulement par les cierges.
Quelle visite impressionnante et émouvante !

